Lundi 26 mai
1
26
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/Mai
23:12
Heureusement que quelqu’un
fait encore de l’économie au PS !
Pour mémoire quelques
rappels sur les bases, que l’on peut trouver dans la table des matières de tout bon manuel d’économie : deux approches divergentes de l’économie de marché : le libéralisme et le
socialisme, en montant un cran au dessus : le monétarisme et le keynésianisme. Certes Ségolène Royal souhaite monter le débat d’un cran, mais il semblerait qu’il va lui falloir partir de
loin, pour drainer ses détracteurs à son niveau !
L’économie de marché est « l’air qu’on respire » comme elle le rappelait justement à Melles en Août
2007, économie de marché que le PS a accepté dans son principe, et dans laquelle il a choisi de se positionner pour agir, ce qui est rappelé dans la
nouvelle charte.
Une fois le décor planté, l’économie de marché, les acteurs vont pouvoir s’y mouvoir en adoptant essentiellement deux voies
radicalement opposées : le libéralisme (libre jeux des acteurs sans intervention aucune de l’Etat, ce libre jeux devant amener un équilibre naturel) et le socialisme (l’Etat voire d’autres
entités vont jouer un rôle de régulateur entre les acteurs dans un but de justice, et d’équité afin de réaliser un équilibre avec des objectifs choisis).
Cette erreur pourrait prêter à sourire si elle ne s’inscrivait pas de manière anachronique dans un contexte
mondial de grave crise du libéralisme économique, libéralisme remis en cause par ses plus fervents supporters, dont les Etats-Unis qui mettent aujourd’hui l’intervention de
l’Etat comme le concept économique le plus en vogue… comme le souligne Eric Le Boucher dans Le Monde d’aujourd’hui, on arrive à un swap libéralisme-socialisme au sens financier du terme (échange
de flux) entre les Etats Unis et les socialistes, en fin un socialiste…
Ségolène Royal en mettant les points sur les i « libéral et socialiste, c’est totalement incompatible » se situe
dans la droite ligne de sa démarche de rénovation puisqu’ ayant compris depuis longtemps que dans l’économie dominante se situe la source des
inégalités et des misères économiques et sociales ; elle met la démarche économique (analyse, propositions de réformes et régulations au niveau national et international) au cœur de son
débat participatif avec 5 questions sur 10 consacrées à l’économie et à l’entreprise.
Il est urgent qu’une vraie compétence et expérience économique demeure à la future tête du
PS.
Par Rachel C.
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Dimanche 25 mai
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25
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00:02
Après Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Juncker entonne à son tour le refrain "anti patrons excessifs" devant les ministres des Finances de l'Eurogroupe.
On peut s'interroger sur le bien-fondé de leurs critiques après avoir durant des années oeuvrés précisément pour cet alignement "excessif" au prétexte que les entrepreneurs (comprendre ceux du
CAC40 ou du Deutsche Borse) était maltraités par la fiscalité "excessive" européenne.
Par FP NICOLAS
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Vendredi 23 mai
5
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/05
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18:11
Nous avions déjà évoqué mardi cette crise des pêcheurs qui menace de s'envenimer faute d'une action du gouvernement pourtant promise par Nicolas Sarkozy.
Dans un esprit responsable et non partisan, Ségolène Royal a décidé que, dès la semaine prochaine, les aides promises par Poitou-Charentes seront versées aux familles en attendant la finalisation
des aides gouvernementales. Mais nous ne ferons pas l'économie d'un plan plus long terme comme le notent l'ensemble des acteurs de cette crise.
Par FP NICOLAS
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Mardi 20 mai
2
20
/05
/Mai
10:23

Une fois encore, le gouvernement s'illustre par son absence de gestion en amont des crises : en novembre dernier, nous
chroniquions déjà le caractère limité et courte vue des aides sur le gazole promises 10 jours après le Grenelle.
Aujourd'hui, alors que le gazole continue de flamber sous le double impact du sous investissement dans les raffineries et du cours du brut, le conflit
des pêcheurs nous donne entièrement raison: le plan gouvernemental ne couvre au mieux qu'un tiers des hausses des coûts de la profession.
A défaut d'avoir encouragé massivement la recherche puis l'investissement sur d'autres modes de propulsion ou des motorisations plus économes, la France et l'Europe en général est dans une
impasse. Combiné à des quotas plus restrictifs liés à la baisse dramatique de la population de plusieurs espèces, les pêcheurs se retrouvent coincés et aucun plan de sortie de la profession
n'a été mis sur pied au niveau global depuis 10 ans.
A contrario, Ségolène Royal a
hier proposé 500.000 € de sa région afin d'aider les familles de pêcheurs confrontés à des revenus de plus en plus bas et aléatoires afin d'éviter que
cette non-gestion d'une crise depuis plus de 10 ans se transforme en drames familiaux pour ces familles. Bien évidemment, cette aide doit venir accompagner des mesures plus globales pour enfin
faire évoluer le secteur vers une meilleure prise en compte de l'environnement.
Par FP NICOLAS
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Lundi 19 mai
1
19
/05
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09:02

Marianne et d'autres hebdomadaires reviennent sur le lancement d'une campagne de communication par le fonds belge KBC qui explicite le caractère en partie spéculatif de fortes hausses desdites
matières premières.
Nombre de commentaires sont indignés mais peut-être faut il mieux rappeler au grand public que des fonds semblables existent depuis ... 1848, date de création du Chicago Board of Trade qui a permis l'émergence d'un marché à
terme pour les denrées agricoles.
Plus que de déplorer hypocritement le passage d'une partie de la masse monétaire mondiale des marchés immobiliers aux marchés des matières premières, l'urgence pourrait être de concevoir
un plan d'action concerté entre les organismes internationaux (FMI-OMC-Banque Mondiale..) et les acteurs sociaux (Programme Alimentaire Mondial, ONGs) afin de répondre à un
risque de famine à grande échelle chez les plus défavorisés. Faut-il rappeller que l'inaction desdits acteurs, dont 2 sont dirigés par des Français, coûteraient beaucoup aux prestiges de nos
démocraties, qui ont contribués à détruire des cultures vivrières dans les pays du Sud, que les milliards d'euros nécessaires à un tel plan ?
Par FP NICOLAS
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Mercredi 7 mai
3
07
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10:37
L'unanimité existait sur la réforme des marges arrières (loi Châtel) puisque de Royal à Sarkozy en passant par Bayrou, chacun s'accordait à reconnaitre les dérives
d'un système qui ne favorisait que les grandes marques nationales et les distributeurs.
En revanche, la proposition de réforme fort peu accompagnée des lois Galland et Raffarin posent de nombreuses questions auquel le gouvernement n'apporte pas de réponses claires.
1er question: Comment va-t-on atténuer l'impact de la négociabilité des tarifs sur notre industrie agro-alimentaire ?
En effet, la Hollande avait connu d'importantes pertes d'emploi dans un secteur pourtant moins dynamique et crucial pour l'économie lorsqu'une réforme similaire avait été votée.
Car si demain on supprime par exemple 25% des 400.000 emplois (soit 100.000 emplois perdus) pour les délocaliser, c'est toute la chaine logistique qui verra aussi des emplois supprimés. Prenons
un fromage à pate molle produit en France, s'il se délocalise en Pologne (gros producteur de lait): les camions pour le transport vers la France seront-ils français ou polonais ? Idem pour la
fabrication de l'emballage et le conditionnement.
Cela pourrait donc être une perte à court terme de 200.000 emplois dans un contexte où l'industrie non alimentaire ne peut pas prendre le relais.
2e question: Pourquoi limiter les possibilités d'ouverture sans autorisation à 1000 M2 ? Qui sera touché ?
Déjà cela bloque toute
arrivée d'un autre acteur sur le créneau des hypermarchés de grande taille: Wal-Mart ou Tesco ne pourront donc pas venir concurrencer Leclerc ou Carrefour sur ce terrain là. De même IKEA ne
pourras pas rapidement monter en puissance contre Conforama. Il semble évident que le gouvernement s'est fait influencer par ces acteurs afin de préserver leur point de
différenciation.
Ensuite, cela va faciliter le format petit supermarché et hard discounter qui pourront avoir un maillage territorial resserré ce qui ne manqueras pas de détruire un peu plus un commerce
alimentaire de centre ville déjà mal en point. Il semblera ensuite impossible de pleurer la perte de lien social et le caractère "sans âme" de centre ville dédiés uniquement aux chaines de
textile.
3e question: Pourquoi ne fixer aucun cap en matière de baisse de prix ?
Le gouvernement prétend faire baisser les prix de 1.6% sur 3 ans mais personne parmi les distributeurs ne semble
être sur la même ligne en la matière... Etrange non ?
Le patron de Système U évoque lui 3% de baisse de prix quand Michel-Edouard Leclerc parle "d'une division par deux de l'inflation". Qui a raison ? Si c'est Leclerc, il semble peu
opportun de déstabiliser sans prendre le temps de la concertation un secteur pour une "hausse limitée".
Par FP NICOLAS
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Mardi 6 mai
2
06
/05
/Mai
18:12
Reuters nous apprend que Sarkozy a dénoncé le
"scandale" du sous emploi des seniors lors de son déplacement dans le Gard. Rappelons simplement au président Sarkozy que le constat avait été dressé à la fois par la candidate Royal mais aussi
par l'ensemble des partenaires sociaux depuis plus de 2 ans...
Le Parti Socialiste et sa candidate avaient ainsi estimé qu'il s'agissait d'un dossier plus crucial que celui de la durée de cotisation vu qu'on parle d'un différentiel pour les 55-65 ans de
20% par rapport à l'Angleterre, de 25% par rapport aux Etats Unis et de 32% par rapport à la Suède.
Ce différentiel représenterait précisément l'équivalent de 1 à 2 années de cotisation à travailler en plus pour l'ensemble des salariés. Proposons donc à Nicolas Sarkozy de plus souvent
écouter les partenaires sociaux et l'opposition tout en écoutant un peu moins le MEDEF et l'UMP pour avoir des idées "plus au clair" sur l'économie.
Par FP NICOLAS
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Samedi 3 mai
6
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/Mai
10:50
Challenges dans son édition du 30 Avril évoque le rapport de la Cour des comptes qui incrimine les pratiques des sociétés de péage en matière de hausses tarifaires
Celles-ci ont en effet signé un protocole avec l'Etat, lequel s'est désengagé fortement du secteur sans rationalité
économique aucune, qui garanti une hausse limité à 1% par an.
Problème: La hausse du chiffre d'affaires de ces entreprises atteint 9% alors qu'en théorie, les 1% de hausse tarifaire et les 3% de hausse du
trafic devrait conduire à 4% de hausse.
La raison toute simple vient de hausse forte sur les tronçons très fréquentés contre une absence de hausse sur des parties moins fréquentées: or la convention calcule les hausses selon les
kilomètres couverts par chaque partie et non selon le trafic.
On voit que le régulateur public a encore des efforts à faire si on veut que le pouvoir d'achat des millions de Français contraints d'utiliser leur voiture pour se rendre au travail ne soit pas
entamé par les privatisations à l'emport pièce réalisées par le gouvernement Villepin-Sarkozy.
Par FP NICOLAS
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Vendredi 2 mai
5
02
/05
/Mai
10:25
Un article de Challenges du 30 Avril nous remets en perspective un fait simple: le "nationalisme économique" que la presse anglo-saxonne utilise souvent
pour critiquer les décisions françaises de privilégier des acteurs nationaux est en fait largement partagé par d'autres puissances.
Quelques exemples:
- Le Japon en
l'occurrence avec le blocage de la montée du fond britannique TCI dans le capital de l'opérateur électrique J-Power
- Mais aussi les USA qui avait bloqués le rachat de l'opérateur DP World par un fond des Emirats Arabes Unis
- Et plus récemment, l'affaire Wahaha contre Danone
avait souligné le nationalisme chinois en la matière
Cela pose clairement la question de l'implication de l'Etat en tant que "stratège économique" plutôt qu'en tant que simple
régulateur.
Par FP NICOLAS
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Mercredi 30 avril
3
30
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/Avr
09:57
Cherchant sans doute une occasion d'occuper le tout nouveau secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, Bernard Laporte souhaite lui confier une mission sur la
compétitivité des clubs de foot français.
M. Besson, sans doute aveuglé par sa passion, mets du coeur à sortir plusieurs perles dans un entretien à Libération:
- Il parle tout d'abord d'un plafonnement de la masse salariale au niveau européen en "oubliant" que nos partenaires principaux (Angleterre, Allemagne, Espagne) se sont déjà exprimés
pour rejeter cette idée
- Puis de limiter les effets de l'arrêt Bosman qui permets à des joueurs communautaires de se déplacer librement sans limite de quotas alors que cette limitation de mouvement est contraire au
droit européen des personnes
Il aurait pourtant été simple de souligner que si les clubs français "sous performent" au niveau des clubs, le foot français amateur et l'équipe nationale se portent bien. Ajoutons surtout
que les clubs anglais ou espagnols sont en très mauvaise santé financière si on compare à leurs homologues français.
Souhaite-t-on vraiment déréguler ce secteur au risque de détruire l'éco-système plutôt positif mis en oeuvre actuellement ? Et est ce vraiment une priorité dans un pays aussi endetté et
morose que de consacrer de l'énergie gouvernementale sur ce chapitre ?
Par FP NICOLAS
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