Non, l'innovation n'est pas que technologique !

Publié le par Marc, Thierry et Fabien

On entend beaucoup parler actuellement d'un "déficit d'innovation" de la France et c'est fort souvent assimilé à une insuffisance des dépenses en R&D, des chercheurs sous payés et le faible nombre de brevets déposés. Or un grand nombre d'innovation ne sont pas technologiques en soi. 

O
n peut distinguer, dans un cadre d'analyse repris par l'INSEE, quatre types d'innovation autres que purement technologique:
- de concept : qui combine plusieures innovations pour cibler un segment non / mal désservi, par exemple Ikea, Formule1 ou Velib
 - de flux : visant à gérer autrement les flux de biens, d'informations et financiers avec par exemple la carte à puce, les caisses en libre service
- d'organisation : trouver des formes d'organisation innovantes comme par exemple pour développer les micro entreprises et PME
- de relation : visant à optimiser la relation entre les acteurs économiques comme par exemple le category management en distribution 

Un exemple récent intéressant à observer est l'exemple de
Porto Media: en deux mots, cette PME irlandaise a imaginée une distribution vidéo "hors ligne" qui repose sur un système de clés USB plutôt que sur la distribution d'un support physique.

En l'occurence, des tests technologiques ont certes existée pour "garantir" le temps de transfert d'une grande quantité de données mais la technologie de base était existante et fournie par les partenaires Toshiba et Samsung. De même les DRM (protection des films) sont là encore une technologie "externe" qui a été apportée par IBM. Le contenu cinématographique numérique était également pré-existant chez les studios de cinéma.

L'essentiel a donc été de convaincre les différents partenaires de l'intérêt du "concept" avec les avantages afférents:
- pour le consommateur: un choix plus exhaustif, un usage multi-support et pas besoin de se re-déplacer pour rendre le film
- pour les studios: une meilleure diffusion de leur "back catalogue" (films plus anciens)
- pour les concessionnaires: une occupation plus restreinte (1M2 au lieu de 5/6 M2)
- pour les partenaires technologiques: la possibilité de tester "in-vivo" des technologies de transfert à haute vitesse et de gestion de DRM, un possible débouché commercial important à terme

Ainsi, le "gagnant-gagnant" cher à notre candidate trouve ici son illustration et nous pouvons même ajouter qu'en limitant la production de supports physiques polluants (DVD) et les déplacements, l'environnement est aussi gagnant dans cette équation innovante.

Publié dans réflexion groupe

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