Grenelle de l'environnement: bravo mais comment payer ?

Publié le par Fabien-Pierre NICOLAS

Nous tenions d'abord à saluer l'exercice très sain de faire négocier les partenaires sociaux et qui était porté tant par S. Royal que par F. Bayrou. Bravo à Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet d'avoir réussi cet exercice de décideurs publics modernes en associant les citoyens.

De même, il faut saluer le fait que le chef de l'Etat reconnaisse l'utilité du principe de précaution lequel est garant d'une innovation au service de l'humain et de son environnement.

Ceci dit, et malgré les affichages médiatiques, les mesures annoncées souffrent d'un manque majeur: les recettes affectées pour les financer.

Prenons par exemple l'annonce d'un gel autoroutier, en fait contournable si le besoin d'en fait sentir (???), et l'annonce d'une construction massive de ligne TGV (2000 km). Le coût d'1 km avoisine les 10 à 15 millions d'euros soit 20 milliards d'euros au bas mot et au minimum 2 milliards par an étalé sur 10 ans.

Or ces 2 milliards ne sont pas du tout financés alors qu'ils auraient pu être payés
par les redevances autoroutières comme c'était le cas avant que le gouvernement auquel participait Nicolas Sarkozy les privatise "à la hussarde".

De même, la réduction de 50% de l'emploi des pesticides prévue sur 10 ans est finalement, suite à un lobbying de la FNSEA, renvoyée à un "si possible dans un délai de 10 ans". Or, en l'absence de délai, on sait ce qu'il advient des mesures publiques.

Publié dans tribune libre

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