Loi Chatel, Alcatel et autres brêves économiques

Publié le par Fabien-Pierre NICOLAS

Nous évoquions récemment dans une note le triste sort d'Alcatel et de ses salariés dont la logique de croissance ne reposait que sur une logique financière sans s'appuyer sur les talents humains et une vision stratégique à long terme.

Il y a quelques heures, un plan d'urgence avec 4000 suppressions de plus a donc été annoncé, en plus de 12.500 emplois déjà condamnés (dont 1500 en France). Cela porte donc à 2000 le nombre de poste supprimés en France sur une période de 3 ans. Tout ceci sans que soit remis en cause le duo Tchuruk - Russo, lequel a commis une erreur de jugement manifeste, puisque c'est le directeur financier qui est aujourd'hui remplacé...

Non seulement la fusion aura donc conduit à 25% de postes en moins mais à une perte d'efficacité financière et humaine sans précédent. On ne peut que déplorer ce gâchis qui aurait sans doute pu être évité si l'Etat actionnaire avait à l'époque joué son rôle.

Concernant la loi Chatel, en attendant une analyse plus poussée, on peut noter qu'un bras de fer s'engage sur un volet qui semblait pourtant bien engagé: la gratuité accordée aux consommateurs sur le délai d'attente dans les hotlines des fournisseurs d'accès.

Il est étonnant de constater un chantage de la part d'opérateurs qui bénéficient pourtant des dépenses publiques d'équipement téléphonique (boucle de cuivre de l'ADSL) et alors que cette disposition française n'est que la mise en conformité avec le droit européen. Espérons que Luc Chatel tienne bon sur ce point contrairement au délai réduit d'engagement contractuel sur la téléphonie mobile, chapitre sur lequel il avait reculé.

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Sophinette 31/10/2007 21:43

C'est sorti aujourd'hui en salle. http://www.rue89.com/2007/10/31/jai-tres-mal-au-travail-des-mots-sur-les-maux-du-boulot et c'est pas du flanc : cette violence, combien sommes-nous à la vivre chaque jour. .Trouvé ça aussi... qui ferait un joli programme de gauche:""L'homme est le terme unique d'où il faut partir et auquel il faut tout ramener."Diderot