La Croix - S. Royal réagit sur les franchises médicales

Publié le par Fabien-Pierre NICOLAS

Vous pourrez lire l'intégralité de la tribune ici mais nous allons plutôt nous attacher à commenter l'aspect économique que S. Royal a choisit d'inclure dans son analyse concernant les franchises.

Voici le texte: 

"3/ Inefficacité économique enfin

Toutes les études sur la compétitivité et l'attractivité de notre pays, montrent que l'un des points forts de la France est précisément la qualité de son système de santé et les conditions d'accès aux soins, malgré les attaques dont il est l’objet. S'il existe des rigidités dans certains domaines, que j'avais moi-même soulignées en proposant que le dialogue social accorde plus d'agilité aux entreprises exposées à la concurrence, il est économiquement contre-productif de s'attaquer à l'un des points forts de notre compétitivité par une approche erronée. Ce dont notre pays a besoin, c'est de travailleurs bien formés, motivés par une juste rémunération et rassurés par l'existence d'une sécurité sociale qui leur permet de se concentrer sur leur vie professionnelle et leur épanouissement. Il est donc primordial que des mesures soient prises pour restaurer l’équilibre des comptes sociaux pour conserver cet acquis économique du pays.

C’est d’autant plus vrai qu’il existe d’autres solutions. Le produit de cette nouvelle taxe sur les malades (800 millions d'euros) aurait pu être trouvé en faisant des économies. Je propose comme je l’avais déjà fait une réduction des 60 milliards d'aides aux entreprises, dont chacun sait qu'une grande partie bénéficie à des secteurs protégés qui n'en ont pas besoin et dont la Cour des Comptes a très justement souligné les manques de justification. Il est surtout nécessaire d’engager une réforme sur l’offre de soins, la meilleure coordination entre médecine de ville et hospitalière, le renforcement de toutes les actions de précautions et le lancement de programmes de recherche européens pour faire baisser le coût des soins."

Il est intéressant de constater que S. Royal choisit de ne pas omettre l'aspect économique dans la gestion de notre système de santé: l'Etat stratège ne doit pas choisir de se tirer une balle dans le pied en sous investissant un secteur très important en France, celui de la santé.

Cela ne veut pas dire "toujours plus" mais bien analyser en détail les sources d'économies: moins de médicaments "de complaisance" remboursés, des aides aux entreprises souvent inutiles redirigées vers l'investissement dans la formation et l'innovation et une prévention qui se développera.

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