Ségolène Royal : "Je ne me réjouis pas de voir un pays en grève"

Publié le par Fabien-Pierre NICOLAS

Mme Royal s'exprimait à son arrivée en Guyane où elle demeurera jusqu'à vendredi à l'invitation de Antoine Karam, président de la région Guyane: "Je ne me réjouis pas de voir un pays en grève", a dit Mme Royal en évoquant les grèves en métropole dans les transports et l'énergie contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"Si j'avais été élue présidente de la République, j'aurais mis tout de suite autour de la table: salariés, patrons et l'Etat pour que tout le monde soit garant du pacte social", a-t-elle dit. "Les Français sont mécontents car il y a une incohérence. Des cadeaux fiscaux profitent aux 1.000 Français les plus riches alors qu'il y a 7 millions de pauvres", a-t-elle déclaré. "Bien sûr qu'il faut faire la réforme des régimes spéciaux", a déclaré à l'AFP Ségolène Royal, "mais cela ne va pas régler tout le problème des retraites. Il faut faire la réforme petit à petit pour que tout le monde cotise quarante ans, sauf les professions les plus pénibles".


"Mais ça se discute, a-t-elle ajouté, la logique qui veut aller à l'affrontement, c'est pour demain nous expliquer qu'il n'y a plus qu'une solution : la privatisation des systèmes de retraite avec les fonds de pension et celle des systèmes de santé avec les assurances privées".

Notre analyse:
Cette prise de position, dans le contexte actuel, permets aisément de voir que le clivage droite-gauche existe donc réellement. Il y a ceux qui croient dans le dialogue en amont et les autres, ceux qui pensent pouvoir "écraser les syndicats dans une lutte finale" qui ressemblent furieusement à ceux qui prétendaient pendre les chefs d'entreprises il y a 20 ans. 

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