"Sabotage" à la SNCF, à qui profite le crime ?

Publié le par Fabien-Pierre NICOLAS

L'actualité sur les grèves vient, alors même que commence les négociations tripartites, de prendre un autre tour avec l'évocation de "sabotages" en série. Il est intéressant de constater que la direction évoque, via Guillaume Pépy, une implication de certains salariés puisqu'il parle de salariés terrorisés par d'autres alors même que la CGT et Sud Rail condamnent fermement ces actes qui mettent en cause la sécurité des voyageurs.

Qui croire ? A priori, les syndicats n'ont pas intérêt à se donner une image de fauteurs de troubles lors de l'ouverture des négociations et alors que le mouvement n'a pas le soutien majoritaire de la population. En revanche, faire passer Sud ou la CGT pour de dangereux irresponsables permettraient de donner au gouvernement et aux syndicats non grévistes un avantage psychologique dans les discussions qui s'ouvrent sur le thème du "Vous ne tenez pas vos troupes !". 

En terme de tactique pour de dialogue social ceci dit, cela nous renverrais à l'époque où Tchatcher avait envoyé des policiers déguisés en mineurs fracasser des vitrines (véridique...). Attendons le résultat des enquêtes de police donc avant d'incriminer hâtivement les salariés grévistes.

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canard 21/11/2007 13:11

Ces "sabotages", ça sent très mauvais les barbouzes... Aujourd'hui, Chirac est mis en examen pour les "affaires" qui se sont déroulées sous son règne... peut-être que d'autres locataires du pouvoir seront inquiétés un jour pour ces faits de sabotage... Souvenez-vous des barbouzes qui avaient fait sauter le "rainbow warrior" ; c'est pas nouveau comme technique de propagande :(