Actuellement, nombre de journalistes remettent en cause l'information des blogs ou des sites de journalisme participatif. Problème: ces mêmes médias reprennent eux aussi des
informations biaisés voire carrément fausses quand elles concernent des concepts "en vogue" qu'ils maitrisent mal.
Un exemple récent ? La reprise in-extenso d'un communiqué du nouveau "président de
Facebook" élu par environ 5000 internautes selon lequel il aurait désormais le pouvoir sur tout les profils du site. Inexact ? Assurément. Surtout si on examine le reste
du communiqué de presse qui contient la mention de "100 millions de profils" quand le site corporate de Facebook en revendique 60 millions.
Bilan: LCI, TF1, Le Point et Le Figaro, ces médias quasi "officiels" du pouvoir, se retrouvent une fois de plus avec leur crédibilité entamée en n'ayant pas effectué le minimum de
vérification journalistique. Pas étonnant ensuite que le gouvernement puisse leur faire avaler n'importe quelle statistique quand même un internaute lambda y arrive...
Il faut souhaiter que le journal Les Echos, passé sous la coupe de LVMH malgré l'opposition de la rédaction, ne subisse
pas la même pression qui privilégie le court-termisme au détriment de la qualité d'information, laquelle fonde l'essentielle de la valeur d'un titre de presse comme le rappellait le directeur du
New York Times récemment.