J. Rifkin peut-il être récupéré par l'UMP ?

Publié le par Marie

ifkin.jpgL'auteur et sa vision:
Figure incontournable de la pensée économique de gauche, J. Rifkin est un iconoclaste de l'économie et un esprit libre. Sa vision est critique et novatrice : le développement de la société en réseau, basée sur Internet, et les usages qui en découlent, annoncent, selon lui, la fin du capitalisme traditionnel. Ce qui compte dans cette nouvelle ère ("l'âge de l'accès") n'est pas la possession du capital, ou de la force de travail, mais la capacité d'accéder à une information ou à un service via le réseau.

Travaux:
Président-fondateur de la "Foundation on Economics Trends" consacrée à l’étude des conjonctures économiques et des problèmes environnementaux, sociaux, et éthiques, liés à l'évolution bio-technologique, il a publié depuis 1977 aux USA, plus d'une quinzaine d’ouvrages, et en France, cinq : La fin du Travail, Le Siècle Biothech, L’âge de l’accès, L’économie de l’Hydrogène, et Le Rêve Européen (en plus de nombreux articles).

En "digne héritier d’une lignée d’Américains europhiles", il a été le conseiller personnel de nombreux dirigeants européens par exemple Romano Prodi pendant sa présidence de la Commission Européenne. Il est aussi conseiller spécial auprès de la mission du Parlement européen en charge du développement de l’économie de l’hydrogène.

Côté actualité :
Jeremy Rifkin est intervenu la semaine dernière, à Vienne (Autriche), en tant que conférencier d'honneur, à l'Envietech 2008, salon européen sur les technologies de l'environnement et les énergies renouvelables. Défenseur de l'idée d'une révolution dans le secteur de l'énergie, il estime que l'Union européenne doit jouer un rôle de précurseur dans ce domaine.

Le 9 janvier dernier, il a été l'invité de la Fondation pour l'Innovation Politique, laboratoire d'idées proche de la droite chiraquienne, pour présenter sa dernière étude "Engager la troisième révolution industrielle".Le 22 janvier dernier, la secrétaire d'état à l'Ecologie l'a rencontré dans le cadre de la série d'entretiens qu'elle a initiée en marge du Grenelle de l'environnement.

On peut cependant douter que le  parti du "travailler plus pour gagner plus" écoute véritablement un auteur qui prône une approche du travail plus moderne du travail dans la lignée
des thèses d'un Thomas Philippon plutôt que de celle d'un Jacques Marseille.

Publié dans Note de lecture

Commenter cet article