La Suisse, nouvel Eldoraro des marges arrières ?

Publié le par FP NICOLAS

undefinedJean Arthuis souligne fort justement un phénomène méconnu pour contourner les évolutions législatives en ce qui concerne les marges arrière: le versement par les fournisseurs sur des comptes suisses des distributeurs français d'une partie du chiffre d'affaires.

Rappelons que plusieurs sociétés multinationales choisissent pour leur part de d'implanter en Suisse leurs filiales européennes puis refacturent leurs filiales pour avoir des bénéfices minimisées en France et pouvoir ainsi bénéficier d'un taux suisse plus réduit sur les bénéfices étrangers.

Dans les deux cas, ces pratiques contribuent à dégrader encore plus fortement à dégrader l'image des entreprises, dont la plupart n'ont pas ces comportements douteux, auprès des Français.

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FP NICOLAS 05/03/2008 12:05

Bonjour Christine,L'objectif est bien de construire un projet compétitif économiquement ET au service de tous. Un sacré challenge puisque pour l'instant, les "grosses économies" du monde sont inégalitaires et destructrices pour l'environnement...Ce que tu décris me semble plus symptomatique d'un libéralisme mal maitrisé qui n'a pas de structure de régulation que du libéralisme en général mais le débat peut prendre longtemps.

Christine 04/03/2008 10:16

Une remarque d'ordre général: nous vivons aujourd'hui une succession de scandales: scandale des marges arrières, scandale del'UIMM, scandale de la Société Générale, scandale du Lichtenstein, scandale de la Société Générale... Et le plus scandaleux, peut-être, est que ces scandales (ou les bénéfices des grande entreprises) se comptent en millions, milliards d'euros, de chiffres tellement astronomiques qu'ils ne veulent plus rien dire pour le commun des mortels, qui, eux, en sont à choisir entre le paquet de pâtes à 2,30 et celui à 1,95. Le libéralisme semble être à l'agonie.Vous souhaitez réconcilier la gauche avec l'entreprise. Soit. Mais serez-vous capable d'inventer un projet économique qui soit non pas une régulation, mais une réelle alternative au libéralisme ? Il m'avait certes semblé en déceler un embryon dans le projet présidentiel de Royal, mais il me semble que cette intuition est aujourd'hui abandonnée. C'est dommage.

gilles pierre 03/03/2008 22:59

ne nous méprennons pas sur ce phénomène : les établissements à l'étranger des grands distributeurs existent depuis des années la manoeuvre du gouvenement n'est que diversion et anathèmeplutot que de s'attaquer aux vrais problèmes et aux origines de la vie chère (logement, transport, inflation des matières premières) le gouvernement feint de découvrir ce que tout le monde saità croire que les centaines de "spécialistes" de Bercy n'ont jamais lu un LSA !alors oui, ce n'est pas "joli joli" de négocier une partie de ses accords en Suisse ou en Belgique mais de là à faire croire que c'est là la cause de l'inflation actuelle, c'est prendre les français pour des gogosà suivre