Challenges et Libération évoquaient il y a 2 semaines les
projets du gouvernement hollandais qui a décidé d'agir concernant les dirigeants trop rémunérés.
Pour "inciter" à ne pas utiliser les primes annuelles comme un manière de contourner le système de cotisations sociales, ces primes seront taxées à hauteur de 30% - en plus d'impôts locaux ou
nationaux existants- pour les dirigeants qui gagnent plus de 500.000€ annuels lorsque la prime dépasse le salaire annuel net. Et, à la surprise de Challenges, le Medef local n'a pas poussé de
hauts cris.
Dire, comme le fait Challenges, qu'une telle régulation seras purement symbolique car elle devrait exister dans un cadre européen, les possibilités d'évitement de ladite taxe sont
autrement trop simples, est évidemment une partie de la solution.
Cela pose bien évidemment la question de l'acceptabilité sociale de "super retraites" et autres "revenus compétitifs pour nos grands managers".
L'article de Challenges pêche par un manque d'analyse sur ce point: il mentionne rapidement le fait que le salaire moyen du PDG néerlandais de société cotée est 2 fois moins élevé que son
homologue français et 4 fois moins que son homologue US. Mais les sociétés néerlandaises cotées à Euronext sont en moyenne ... 2 fois plus petites que leur équivalent français donc match
nul en réalité sur ce point.