1000 milliards de dette publique ou comment faire croire à la rigueur

Publié le par FP NICOLAS

Souvent répété par des analystes en mal d'éléments pour disqualifier le modèle français, ce chiffre s'étalait sur 4 pages de Challenges et de nombres d'autres journaux il y a quelques jours. Bien évidemment, cela vise à préparer le terrain pour un plan de rigueur qui ne dit pas son nom du gouvernement.

En ce qui concerne la répartition par organise de la dépense publique, l'état et les administrations centrales ne "pèsent" plus que 35% du total contre 45% pour les régimes sociaux et 20% pour les collectivités locales. Cela signifie de facto que même avec un effort qui réduirait de 5% les dépenses de l'Etat "central", l'impact sur la dépense publique serait de 1.75%.

Et pour baisser de 5% nos dépenses "centrales" dans l'urgence, pas question de miser sur une réorganisation comme le préconisait S. Royal qui mettrait plusieurs années à porter ses fruits. Le gouvernement Sarkozy va donc tailler dans les emplois au sein des principaux ministères à savoir l'Education et l'Enseignement Supérieur, la Défense et la Santé.

Sur le volet dette, si souvent imputée à la gauche "dépensière", on observe un implacable graphique en forme de pic vertigineux. La dette en volume a en effet autant progressé sous les mandatures de droite (Balladur, Juppé, Raffarin, De Villepin) que sous celles de gauche (Rocard, Beregovoy, Jospin).

Si la gauche ne gère pas mieux que la droite, une chose est sûre en revanche, elle gère plus justement pour l'ensemble des citoyens si on observe la disparité de revenus entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres.

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