BFM TV nous a proposé une première "belle histoire" dans le feuilleton de sans-papiers en grêve soutenus par leurs employeurs: les salariés du Café de la
Jatte ont obtenu un permis de travail qui leur évitera d'être arrêtés sur le chemin du travail et renvoyés dans leur pays malgré l'existence d'un travail régulier.
Cela souligne l'incurie du gouvernement qui n'a su prendre que des demi mesures pour ces 300.000 travailleurs sans papiers qui sont utiles pour le secteur du bâtiment, de
l'hôtellerie-restauration ou pour les services à la personnes.
Rappelons que l'Espagne, après la régularisation de ses travailleurs, avait vu un fort excédent des caisses de retraite et de maladie dû à l'apport de 450.000 cotisants
supplémentaires. Une telle réponse serait-elle la solution pour nos soucis de financement de la protection sociale ?
Ajoutons que cette belle histoire a aussi un autre mérite: donner une autre image de l'employeur que celle d'un exploiteur sans vergogne de la misère humaine.
On pointe du doigt le sujet "travail au noir". Inhumain en premier lieu et économique en suivant. Pas uniquement que pour les travailleurs émigrés sans papiers. Bien évidemment que le choix espagnol est le bon ; il a permis d'apporter les cotisations sociales nécessaires et quelques points de croissance! Je ne comprends pas, pourquoi ne pas s'atteler à éradiquer le travail illégal ? En france le travail au black est un sport national et pas simplement de la part d'employeur peu scrupuleux. Traiter ce problème apportera une situation plus vertueuse de l'emploi salarial et règlera le déficit des caisses.