Sans-papiers travailleurs: une première bonne nouvelle

Publié le par FP NICOLAS

BFM TV nous a proposé une première "belle histoire" dans le feuilleton de sans-papiers en grêve soutenus par leurs employeurs: les salariés du Café de la Jatte ont obtenu un permis de travail qui leur évitera d'être arrêtés sur le chemin du travail et renvoyés dans leur pays malgré l'existence d'un travail régulier.

Cela souligne l'incurie du gouvernement qui n'a su prendre que des demi mesures pour ces 300.000 travailleurs sans papiers qui sont utiles pour le secteur du bâtiment, de l'hôtellerie-restauration ou pour les services à la personnes.

Rappelons que l'Espagne, après la régularisation de ses travailleurs, avait vu un fort excédent des caisses de retraite et de maladie dû à l'apport de 450.000 cotisants supplémentaires. Une telle réponse serait-elle la solution pour nos soucis de financement de la protection sociale ?

Ajoutons que cette belle histoire a aussi un autre mérite: donner une autre image de l'employeur que celle d'un exploiteur sans vergogne de la misère humaine.

Publié dans tribune libre

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Véronique MARECHAL 05/05/2008 10:51

Bonjour à tous,On pointe du doigt le sujet "travail au noir". Inhumain en premier lieu et économique en suivant. Pas uniquement que pour les travailleurs émigrés sans papiers. Bien évidemment que le choix espagnol est le bon ; il a permis d'apporter les cotisations sociales nécessaires et quelques points de croissance! Je ne comprends pas, pourquoi ne pas s'atteler à éradiquer le travail illégal ? En france le travail au black est un sport national et pas simplement de la part d'employeur peu scrupuleux. Traiter ce problème apportera une situation plus vertueuse de l'emploi salarial et règlera le déficit des caisses.

Martine Vonck 30/04/2008 18:23

Je suis d'accord quant à l'incurie du gouvernement qui ne prend aucune mesure (ou si peu), pour les 300 000 travailleurs.Mais au delà des régularisations annoncées pour un café de l'Île de La Jatte (Neuilly) et dont notre président connaît le patron, il y a les autres, ceux qui sont sortis de l'ombre dernièrement...Lorsque les médias auront "d'autres chats à fouetter" et qu'on ne parlera plus du problème, ces salariés qui auront présenté de faux papiers, pour avoir le droit de travailler, ont de fortes chances d'être poursuivis pour faux et usages de faux, sans compter ceux qui auront accepter de "prêter"leurs papiers. Car il ne faut pas oublier la politique du chiffre de Brice Hortefeux.Le modèle espagnol était évidemment le meilleur moyen de régler une partie du problème et effectivement de colmater un peu le trou de la sécu.Hélas ! à partir du moment où on fait croire aux citoyens que l'immigration est mère de tous les problèmes, qu'ils soients sociaux ou sécuritaires, il est difficile d'avouer qu'on s'est trompé... Il y a des erreurs qu'on aime pas avouer !

Alain Loréal 25/04/2008 09:08

Mon cher Fabien,Quelques précisions : les employeurs de ces immigrés clandestins sont loin d'être des saints. Un bon nombre paient ces employés très largement en dessous du smic et, surtout, évitent soigneusement de régler les charges sociales afférentes et sont plutôt tranquilles face à une absence d'existence légale qui ne permet pas l'exercice de la moindre activité syndicale...Quyant au Gouvernement, il ne sagit pas d'incurie mais d'idéologie : Notre petit Présiment a confirmé hiers soir qu'il n'y aurait aucune régularisation massive : Déja qu'il a perdu une bonne partie des voix du FN avec son comportement Bling-bling, pour le coup il perdrait le restant...