Ségolène Royal rappelle les fondamentaux économiques : libéralisme-socialisme…

Publié le par Rachel C.

Heureusement que quelqu’un fait encore de l’économie au PS !

 


Pour mémoire quelques rappels sur les bases, que l’on peut trouver dans la table des matières de tout bon manuel d’économie : deux approches divergentes de l’économie de marché : le libéralisme et le socialisme, en montant un cran au dessus : le monétarisme et le keynésianisme. Certes Ségolène Royal souhaite monter le débat d’un cran, mais il semblerait qu’il va lui falloir partir de loin, pour drainer ses détracteurs à son niveau !

L’économie de marché est « l’air qu’on respire » comme elle le rappelait justement à Melles en Août 2007, économie de marché que le PS a accepté dans son principe, et dans laquelle il  a choisi de se positionner pour agir, ce qui est rappelé dans la nouvelle charte.

Une fois le décor planté, l’économie de marché, les acteurs vont pouvoir s’y mouvoir en adoptant essentiellement deux voies radicalement opposées : le libéralisme (libre jeux des acteurs sans intervention aucune de l’Etat, ce libre jeux devant amener un équilibre naturel) et le socialisme (l’Etat voire d’autres entités vont jouer un rôle de régulateur entre les acteurs dans un but de justice, et d’équité afin de réaliser un équilibre avec des objectifs choisis).

Cette erreur pourrait prêter à sourire si elle ne s’inscrivait pas de manière anachronique dans un contexte mondial de grave crise du libéralisme économique, libéralisme remis en cause par ses plus fervents supporters, dont les Etats-Unis qui mettent aujourd’hui l’intervention de l’Etat comme le concept économique le plus en vogue… comme le souligne Eric Le Boucher dans Le Monde d’aujourd’hui, on arrive à un swap libéralisme-socialisme au sens financier du terme (échange de flux) entre les Etats Unis et les socialistes, en fin un socialiste…

Ségolène Royal en mettant les points sur les i « libéral et socialiste, c’est totalement incompatible » se situe dans la droite ligne de sa démarche de rénovation puisqu’ ayant compris depuis longtemps que  dans l’économie dominante se situe la source des inégalités et des misères économiques et sociales ; elle met la démarche économique (analyse, propositions de réformes et régulations au niveau national et international) au cœur de son débat participatif avec 5 questions sur 10 consacrées à l’économie et à l’entreprise.

Il est urgent qu’une vraie compétence et expérience économique demeure à la future tête du PS.
 

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Sylvain Reboul 27/05/2008 21:49

Il me semble que cette opposition entre libéralisme et socialisme est pour le moins confuse dans la mesure où l'on admet que le socialisme démocratique a précisément "intégré" (SR) le libéralisme politique et que le prétendu ultra-libéralisme est une forme de despotisme économique et financier, voire, dans ses effets de droite, politique. Il n'y a aucune raison de laisser le monopole de l'usage du terme de libéralisme, à un de ses ennemis réels: le prétendu ultra-libéralisme ; d'autant plus que la liberalisme n'a jamais été le laisser faire, mais la défense des libertés de tous et de chacun. En cela BD n' pas tort de défendre le libéralisme poltique contre ses ennemis; la lutte contre les véritables ennemis de la liberté, y compris et surtout ceux qui parlent de libéralisme pour justifier leur despotisme financier, est sans fin. Soyons clair: ne faisons ni leur jeu (lorsqu'ils accusent les socialistes d'être contre les libertés) ni celui de ceux qui voudraient détruire les libertés au nom d'une prétendue démocratie populaire étatiste. Il n'y a pas de libéralisme sans règle de justice égalitaire, sauf à confondre la liberté avec "celle du renard libre dans le poulailler libre". Le vrai libéralisme c'est le socialisme démocratique

POUPARD 27/05/2008 17:00

Depuis de nombreuses années je dis qu'il faut choisir entre : L'économie au service de l'homme ou l'homme au service de l'économie. Pour ma part je me range dans le clan de ceux qui considèrent que l'économie doit être au service de l'homme, que cette économie doit produire des richesses équitablement réparties. Pour ce faire il est évident qu'il faut des régulations découlant de choix politiques. Le mot libéralisme ne me choque pas si l'on considère que le libre échange ce n'est pas la libre concurrence totalement dérégulée. La loi du marché qui s'impose ,SEULE.

Aube 27/05/2008 13:53

Le libéralisme est au socialisme ce qu'est l'égoïsme individuel à la solidarité qui pourrait tous nous relier.On ne peut que dépasser l'égoïsme de l'individualisme libéral. On ne peut que le faire grandir vers les idéaux solidaires, fraternels et indulgents du socialisme.Mais il n'est pas possible de susciter un dépassement de soi, une solidarité, un altruisme, par la contrainte de lois. Cela passe par le verbe aimer. Cela ne s'impose pas. C'est ce que les hommes de pouvoir n'ont guère tenté de concrétiser. Ils n'avaient fait qu'édicter des lois et encore des lois, jusqu'à en faire des goulags. Bien loin des idéaux socialistes.Alors qu'il faudrait au contraire tout faire pour susciter ce dépassement de soi pour sa communauté. Un dépassement aimant, positivement motivé. L'innovation participative de Ségolène Royal est la logique d'une mère qui a élevé des enfants et qui sait que cette dynamique-là est la meilleure possible.... Pour qu'ensemble le meilleur se concrétise.http://aubedefrance.blog.20minutes.fr