Etats généraux du Management

Publié le par Marc

Vers une refondation des sciences de gestion ? 

 

Un vent frais souffle sur les sciences de gestion. Les premiers Etats généraux du Management organisés par la FNEGE qui se sont tenus au Sénat le 17 octobre 2008 ne pouvaient pas en effet ne pas refléter  les grandes interrogations actuelles sur l’entreprise et la remise en cause du modèle néo libéral dominant dans les cercles qui conçoivent, enseignent la recherche et l’enseignement de cette discipline distincte des sciences économiques  en ce qu’ils mettent l’entreprise au centre.

Les centaines de chercheurs, professeurs d’université et grandes écoles, dirigeants d’entreprise et syndicaliste présents à ces Etats généraux ont discuté pendant une journée complète dans des multiples ateliers des enjeux du management aujourd’hui et demain

Une enquête précédent le colloque auprès de près de 900 experts et 300 managers a permis de mettre en évidence les tensions majeures du moment ; plus du tiers des répondants  experts comme managers mettent en exergue les risques majeurs de crise financière mais aussi écologiques, cependant que les managers eux-mêmes craignent en premier lieu une forte baisse du pouvoir d’achat et un impact fort du stress au travail sur la santé  Autre sujet commun de préoccupation, l’absence,ou la faible responsabilité sociale de l’entreprise et un écart important entre le discours et les actes sur ce thème.

Au fil des ateliers et des débats, le besoin apparaît de remettre en cause les missions de l’entreprise et les modalités d’évaluation de ses performances. Alors que les théories dominantes insistent sur  l’attente de rentabilité des actionnaires, un nombre croissant de chercheurs et de managers arguent que c’est l’ensemble des parties prenantes qui doivent être pris en compte pour mesurer cette efficacité non seulement les propriétaires du capital et le haut management, mais les collaborateurs ( renouer le dialogue social )  les consommateurs ( répondre aux vrais besoins) , les fournisseurs (pratiquer un commerce équitable), et la société ( écologie)  d’où la montée d’une demande de nouveaux indicateurs d’efficience .

Le thème de l’entreprise socialement et écologiquement responsable fait l’objet d’un nombre croissants de travaux avec une volonté affirmée par plusieurs intervenants de ne pas s’en remettre à la seule auto régulation mais de faire jouer la loi ainsi que   la pression des consommateurs et de l’opinion publique.

Le fait qu’un Michael Porter apôtre des forces de la concurrence écrive aujourd’hui sur la RSE marque le changement qui est entrain de se produire dans ces milieux.

De même la fin de l’entreprise autocratique aide à la promtion d'unedémarche d’équip-entrepreneurs avec des expériences intéressantes associant des jeunes docteurs en sciences à des gestionnaires

Un intervenant s’inquiète du faible désir d’entreprendre en France par rapport aux USA ce qui nous donne l'occasion  d’insister sur la nécessité d’élargir la notion d’entreprise et de promouvoir une culture de projet dès l’école

Au total cette première journée illustre les effets positifs de la crise au niveau du mouvement d’idées qui ne resteront pas, nous l’espérons, sans effets au cours des prochaines années.

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Rodrigues Léa 14/12/2008 16:13

Les instruments d'une nouvelle politique économique française : franc polytechnique et planification indicative.1) Un franc polytechnique : A la banque centrale européenne doit se substituer un système de banque nationale, ayant pour mission de servir l'intèrêt général à long terme, par et pour les peuples. Ces banques nationales, sous contrôle citoyen, seront basées sur des monnaies nationales.Il faudra donc émettre un franc français et un mark allemand pour échapper à l'effet prédateur de l'euro et pour montrer qu'il s'agit du nécéssaire tremplin vers un avenir productif national et international.Les monnaies des Etats membres auront un nouvel euro, instrument commun rattaché pour les grands projets européen.2) Sens du franc polytechnique : Le franc polytechnique soutenu par une banque nationale ambitieuse, est un levier pour faire de la France et de l'Europe un laboratoire du futur.Il représente, par son intention offensive dans l'ordre national et international, et de par son financement de grands projets redonnant les moyens financiers d'une action juste, le meilleur instrument pour défendre par le haut nos conquêtes sociales et politiques.Un rétablissement de nos services publiques :Le retour à un monopole public de la poste ;La constitution d'un pôle financier public de l'énergie EDF-GDF;Le retour à une définition de l'hopital public, comme centre de soins, de chirurgie, d'urgence et de formation ;Le retour progressif à la Sécurité Sociale pour combler son <


>, des sommes que l'Etat lui doit au titre des exonérations de cotisations patronales ;Le rétablissement des services de proximité et des mesures de protection sociale ;La nationalisation progressive des sociétés assurant le service de l'eau, afin de rétablir partout un système de régies municipales, permettant d'abaisser les coûts pour les consommateurs. Créer ainsi un service public de l'eau du niveau local au niveau européen et mondial.La mise en place d'un plan de rattrapage et de renouvellement du réseau férré national, notamment en faveur des lignes transversales, mobilisant 15,3 milliards d'euros en dix ans, soit une rallonge de 5,5 milliards d'euros par rapport à la politique actuelle. C'est le prix de la sécurité et de la vitesse.La mise au grand gabarit de ceraines voies navigables pour le transport de marchandises, en particulier l'interconnexion du basssin Nord-Sud avec celui de l'Est et du Nord, ainsi qu'avec le Rhin (la <
>). Débloquons immédiatement les 3,52 milliards pour le canal Seine, Nord Europe.Des mesures d'urgence pour arrêter les fermetures d'usines et les licenciements, dans le cadre de la nouvelle politique d'investissement productif, pénaliser les délocalisations avant de les rendre sans objet, sauver les exploitations agricoles et viticoles par une nouvelle politique agricole fondée sur un juste prix.L'arme de planification indicative : Création d'un poste de ministre du plan délégué soit auprès du ministre de l'économie, soit préalablement auprès du premier ministre, qui aura son mot à dire en Conseil.Ce plan se fixerait des clignotants en cas d'écarts par rapports aux objectifs fixés en commun par l'accord entre les forces vives de la nation. Il serait désormais débattu au sein du Sénat renouvelé et les écarts constatés ne conduiraient pas nécéssairement à rétablir la trajectoire définie à l'avance, mais à réorienter l'économie vers des objectifs plus ambitieux apparus en cours de route. Indicatif et flexible, il fixerait les emplois qualifiés de l'avenir et prévoirait les moyens de les former et d'en organiser la répartition dans les entreprises intéressées.Une des principales conséquences d'une administration au plan forte serait de permettre un retour à l'aménagement du territoire et en particulier à l'accompagnement des territoires en détresse. Ainsi, le principe de péréquation, essentiel au même titre que le service public pour exprimer concrètement l'égalité entre citoyens, pourrait être rétabli avec un effet intégrateur concret qui est la meilleure arme pour éviter les communautarismes.Au niveau européen, le pont terrestre eurasiatique et au niveau national, le plan de développement : ces deux ambitions à long terme seront naturellement complémentaires en se fondant toutes deux sur l'essor des pouvoirs créateurs des êtres humains et à la transformation volontaire de la nature.Changer de politique c'est possible, à condition de mettre le système financier actuel en banqueroute organisée, éliminer les valeurs spéculatives ne produisant pas de richesse humaine réelle et rediriger le produit de l'économie réelle vers ce qui fait le bien commun. A ce titre, le vrai nouveau Bretton Woods est un enjeu de civilisation.

Michel 13 25/11/2008 09:52





Il ne peut y avoir de passage en force
25 novembre 2008 - 00:02

(AFP) Le camp de Ségolène Royal a posé lundi soir un ultimatum à la commission de récolement chargée de vérifier le vote pour l'élection du chef du PS, menaçant de saisir la justice et d'appeler à une manifestation devant Solférino si ses requêtes n'étaient pas prises en compte.








entre passage en force et ultimatum il n'y a pas une petite contradiction?
Pietre spéctacle que donne aujourd'hui le PS










françoise 23/10/2008 23:05

Si vous souhaitez des intervenants en santé au travail, je vous recommande le très bon film "J"ai très mal au travail "