Améliorer la formation des créateurs d'entreprise

Publié le par Marie Karel

Les efforts mis en œuvre pour favoriser la création d'entreprise restent insuffisants et doivent être mis à jour et améliorés en tenant compte des réelles conditions "sur le terrain".
 
1.  Information, conseil :
Renforcer et contrôler la qualité d’intervention des associations de conseil agréées
Actuellement, le conseil en création d'entreprises est assuré par des associations habilitées à percevoir les chèques conseils de la DDTE (60¤/h env.). Elles proposent des consultations à caractère essentiellement  généraliste, et des formations de base de gestion financière. Des avocats et des experts comptables sont compris dans ce dispositif. Dans la pratique, la tâche dépasse parfois les possibilités réelles de ces structures. Un contrôle plus strict de la qualité d’intervention des associations est nécessaire au délà d'une gestion purement comptable.
 
Introduire la notion de secteur d'activité   
La prise en compte du secteur permettrait l'accès au conseil spécialisé et engagerait les institutions professionnelles, comme les différentes chambres professionnelles qui pourraient mettre à disposition des porteurs de projet tous les informations et conseils nécessaires.
 
Ouvrir un réel accès à l’information
Offrir au porteur de projet un accès libre aux informations généralistes et sectorielles. Prévoir l'accès aux études et rapports récents réalisés par les sociétés d'audit les plus compétentes sur le type d’activité  projetées.
 
2. Structures de soutien financier à la création d'entreprise
Faire appel aux institutions du secteur
Le soutien au financement de la création d'entreprise consiste en prêts, subventions, fonds de garanties, etc, consentis par l'État, la région, la ville, l'Union Européenne, et d'autres structures, dont certaines à caractère sectorielle ou relevant du capital risque : Paris Initiatives, ADIE, France Active, Business Initiative, Coach'Invest, France Angels, ANVAR, etc. Il s'agirait de défendre la bonne conduite et la transparence des procédures. Un certain nombre de ces aides est attribué en fonction du secteur d'activité future de l'entreprise. Il faudrait encourager la participation des certaines institutions professionnelles de secteur.
L'attribution des premières aides financières, est soumise à la participation du demandeur à une formation de gestion administrative et financière obligatoire. Cette mesure pourrait être renforcée.
 
 3. Des  formations adaptées de bon niveau  pour le créateur d'entreprise
Rechercher de nouvelles sources de financement des formations
Dans le contexte actuel, le créateur possède souvent un bagage en formation plus ou moins en adéquation avec son projet d'entreprise. Souvent c'est le secteur d'activité qui dicte les besoins en formation du porteur de projet. Pour compléter ses études initiales, son expérience et optimiser ses chances, il devrait avoir accès aux  aux formations ad hoc proposées  par  les  grandes écoles, et les universités.
Le coût élevé de ces formations de  nouveaux financements, public ou privés seraient à prévoir. Cela impliquerait la mise en place d'un dispositif des formations de haut niveau, distinct de ceux existant des salariés et des demandeurs d'emploi.
 
4. S'associer, étoffer son réseau, trouver des compétences
Faire rencontrer les porteurs de projets
Ce point constitue une innovation dans le processus existant d'accompagnement d'un créateur d'entreprise : le concept d'une équipe de créateurs agissant de pair, en futurs associés, est absent de toutes les structures de conseil.
Organiser des rencontres dans un secteur d'activité entre porteurs de projets à la recherche de partenaires dans le but de s'associer, favoriserait la constitution d'entreprises viables. Ces rencontres pourraient être organisées au sein d'institutions professionnelles existantes, par secteur en y associant des structures de création d'entreprise comme les CCI.
 
5. Sécuriser le parcours du créateur d'entreprise
Permettre l’accès à la couverture sociale
Les créateurs d'entreprise ne sont pas couverts contre le chômage, au titre de leur activité. Ils peuvent adhérer à un régime facultatif d'assurance chômage, proposé par la GSC, l'APPI ou l’APRIL. À une époque ou le salarié d'hier devient l'entrepreneur d'aujourd'hui, avant de se trouver peut-être salarié de nouveau, il serait temps d'envisager un système de cotisations unifié en donnant la possibilité aux créateurs d'entreprise de s'affilier aux ASSEDIC dans le cadre d’une sécurisation du parcours professionnel

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Christian TUBEUF 04/07/2007 19:11

Marie, je trouve très bien ce premier jet. Il faut continuer et alimenter cela. Masi où ? Pour lmma prt, j'ai investi le gorupe du 29° ET 20° sur l'économie, masi ils ne sontr pas passionnés par le sujet.On peut s'appeler pour voir comment continuer christian tubeuf06 60 41 96 06