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Lundi 19 mai 2008

Le samedi 7 Juin 2008 à l’ISC Paris et Business et Professional Women (réseau de 26 000 femmes dans le monde) vous convie à son congrès national dont le thème est:
Comment l’économie peut-elle réussir, dans chaque pays européen, l’intégration des femmes sans inégalité et sans discrimination ?

Ce congrès se fera en présence de Dominique Bertinotti, Maire du IVème Arrondissement de Paris, d'Edith Cresson, ancien Premier Ministre et verra la forte participation de notre groupe:
Rachel Cado, co-animatrice de Désir d'Entreprendre ainsi que Fabien-Pierre Nicolas, co-fondateur Désir d'Entreprendre interviendront lors de 2 tables rondes.

L'inscription préalable est obligatoire et doit se faire à l'adresse suivante:
http://www.bpw-france.org/site/index.php

Rachel Cado interviendra lors de la table ronde de 11h30 intitulée  :
Le point de vue des experts
- Cristina Lunghi, Porte-parole du Club du Label Egalité
- Katell Berthou - Avocate à la Cour / Freshfields Bruckhaus Deringer
- Ruxandra Boros, consultante internationale, auteure de “A Guide to Gender Sensitive Microfinance”, FAO 2001
- Rachel Cado, Animatrice “Désir d’Entreprendre”
- Soumia Malinbaum, Medef

Fabien-Pierre Nicolas interviendra lors de la table ronde de 14 H 30 intitulée: 
Les initiatives développées dans les partis politiques
- Edith Cresson – Ancien Premier Ministre
- Dominique Bertinotti – Maire du 4ème Arrondissement de Paris
- Najat Azmy - Vice Présidente des Mariannes de la Diversité
- Chantal Brunel – Députée de Seine et Marne (sous réserve)
- Fabien-Pierre Nicolas - Animateur de
Désir d’Avenir et « Congrès Utile et Serein »

Retrouver le programme complet sur le site de Désir d’Avenir.

Le BPW se presente en quelques lignes :
"Inscrit dans l’histoire de l’émancipation des femmes au XXème siècle, l’engagement de l’Association BPW ouvre, dès 1930, un chapitre complètement inédit : la reconnaissance du rôle et du poids de la Femme dans la sphère économique, partout dans le monde.

Ce parti pris s’est formulé ainsi sous la bannière de Dr. Lena Madesin Phillips, sa fondatrice : « Aucune forme d’égalité ne pouvait être durable ou ne pouvait démontrer son efficacité une fois atteinte, à moins de posséder des bases économiques solides ».

Très avant-gardiste dans l’Histoire des Femmes, cette vision garde toute son actualité aujourd’hui, à l’heure des harmonisations européennes, et au moment où des études récentes dans les entreprises révèlent l’impact économique des femmes, d’une part en termes d’image, d’autre part en termes de marché. Quand la stratégie de l’entreprise est associée à la promotion des femmes, son image, critère essentiel d’efficacité, devient créatrice de valeur auprès de toutes ses cibles, et s’affirme comme un levier de développement durable. Par ailleurs, les femmes assimilant vite les évolutions de l’environnement, elles influent de plus en plus sur les comportements d’achats et deviennent un enjeu incontournable de la croissance.

C’est sous ce prisme économique que le dix neuvième congrès de BPW France aborde, avec les acteurs et actrices du monde du travail, ces thèmes de réflexion, reprenant bilans et évolutions, et projetant les axes d’avenir.
"

Par Razak - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 6 juin 2007

Bonjour à tous,

Désir d'entreprendre a fonctionné au ralenti pendant la période des législatives mais reprend son activité de réflexion pour des propositions économiques progressistes concrêtes.

Notre prochaine réunion aura lieu  le mardi 12 Juin à 20H30 au restaurant Le Tarmac, 33 Rue de Lyon, 75012 PARIS (métros: Bastille, Gare de Lyon ou Ledru Rollin).

Voici 2 des grands thêmes que nous comptions aborder avec une brève introduction en 3/4 min puis une discussion ouverte.
 
1) La configuration au PS et à gauche après le 6 mai
2) Le rôle du groupe à l'avenir, sa configuration et ses objectifs

Important: L'inscription préalable obligatoire (taille du restaurant oblige) se fait par mail à fpnicolas@hotmail.com

Marc DUPUIS et Fabien-Pierre NICOLAS, co-animateurs Désir d'entreprendre

Par Marc DUPUIS & Fabien-Pierre NICOLAS - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 avril 2007

« Il n’y a pas de honte à dégager des bénéfices, à augmenter ses revenus… il faut que cet argent soit honnêtement gagné et qu’il soit correctement distribué »…

« Je souhaite un nouveau deal avec les entreprises…Je souhaite ainsi moduler le taux de l’impôt sur les sociétés pour les inciter à réinvestir leurs profits, notamment dans le domaine de le recherche » (Ségolène Royal, interview à Challenges du 29 mars).

1- Quelques rappels de base

Il n’est sans doute guère réaliste de tenir vis-à-vis des entreprises un double langage : d’un côté « les entreprises du CAC 40 », qui réalisent des profits gigantesques qu’il convient donc de (sur)taxer-, de l’autre des millions de PME ou TPME parées de toutes les vertus et qu’il conviendrait de développer. La vérité est évidemment beaucoup plus nuancée : il y a des « patrons voyous » à la tête de certaines PME, et de véritables « entreprises citoyennes » dans le CAC 40.

Un gouvernement soucieux de « rétablir la confiance », de lutter contre le chômage, de favoriser l’émergence ou le renforcement de champions européens devra nécessairement considérer les grandes entreprises comme des partenaires et non comme des ennemis. Il apparaît donc nécessaire de bâtir un pacte gagnant/gagnant avec elles, en commençant bien sûr par changer le langage que l’on utilise actuellement lorsque nous parlons d’elles.

Quelques remarques d’abord sur les « profits considérables » des entreprises du CAC 40 :

Ø S’agissant d’entreprises qui font de très gros chiffres d’affaires, il est « normal » que leurs profits soient également très importants,

Ø Ces profits sont, pour nombre de ces sociétés, le résultat de leur engagement important dans les pays à forte croissance : Asie, Moyen Orient, Amérique latine,

Ø Ces entreprises se sont montrées très actives ces dernières années sur la scène internationale, où elles ont souvent pratiqué une forte croissance externe,

Ø La croissance de leurs profits suit leur internationalisation et leur présence croissante dans les zones dynamiques : 26 Md € en 2002, 95 Md€ en 2006.

Ceci étant rappelé, ce n’est pas l’importance de leurs profits qui suscite la discussion, dès lors que, comme le dit Ségolène, ils ont été honnêtement gagnés, mais leur affectation, c’est-à-dire leur correcte redistribution. Ces profits peuvent être affectés :

Ø Réinvestis dans la société elle-même : programme de Recherche-Développement, investissement  « physique » (machines, installations..), ou financier ( croissance externe),  report à nouveau  qui conforte ses fonds propres, dotations nouvelles aux provisions…

Ø Aux salariés , qui peuvent bénéficier de divers dispositifs : Plan d’épargne entreprise, intéressement, participation, distribution d’actions ou attributions de stock-options..

Ø Aux actionnaires : directement (dividendes), ou indirectement ( rachat d’actions)

Ø Aux impôts sur le bénéfice.

2- Quels profits pourraient-ils ouvrir droit à taxation réduite ?

Ségolène a fait plusieurs propositions relatives à la modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de l’affectation de leurs profits : notamment taux réduit en cas de bénéfices réinvestis et non distribués aux actionnaires : nous considérons ce point acquis.

Il est dès lors nécessaire de définir ce que la puissance publique estime être une rémunération « normale et juste » de l’argent investi en actions par les actionnaires. N’oublions pas que le dividende distribué est fixée par l’AG des actionnaires, sur proposition du Conseil d’administration. Cette proposition du CA devrait être mieux expliquée qu’elle ne l’est généralement aujourd’hui.

Nous proposons de retenir deux principes : le dividende serait la rémunération de base de l’investissement « action » ; la plus ou moins value de revente constituerait la contrepartie du risque attaché à l’action. Ainsi , pour bénéficier de l’imposition à taux réduit, une entreprise devrait respecter la double condition suivante :

Ø La partie des profits distribuée aux actionnaires devrait se situer dans une fourchette raisonnable. On pourrait considérer comme « normale » une distribution :

ü Réinvestie dans l’entreprise elle-même : 45 à 50 %,

ü Aux salariés : 25 à 30 %,

ü Aux dirigeants et aux actionnaires : 25 à 30 %

Ø Le taux distribué pourrait être légèrement supérieur à celui du livret A, qui bénéficie de la non-imposition . Actuellement : 2% à 2,5%. C’est d’ailleurs le taux pratiqué actuellement par nombre de sociétés du CAC 40.

Pourraient être considérés comme une « bonne » affectation, et à ce titre ouvrant droit à un taux réduit de taxation fiscale, les éléments suivants :

Réinvestissement dans l’entreprise :

Ø R/D : seule ouvrirait droit à taxation fiscale réduite la R/D inscrite dans des programmes associant public et privé, ces programmes s’inscrivant par principe dans la ligne de la politique industrielle nationale et/ou régionale

Ø L’investissement physique : investissement de capacité, de renouvellement de matériel amorti… En serait exclu : les investissements immobiliers,

Ø L’investissement financier : devrait inclure les achats de croissance externe ; exclus : les achats d’actions ou d’OPCVM de précaution,

Ø Sommes affectées à des programmes de formation des jeunes, notamment de jeunes apprentis dans les technologies spécifiques à l’entreprise, surtout si celles-ci sont mal ou peu couvertes par des établissements d’enseignement public

Distribution au personnel

Ø Si elle se fait dans le cadre des dispositions légales : intéressement et participation. Elle pourrait également concerner, dans le cadre de nouvelles dispositions encadrant ces programmes, des distributions d’actions gratuites ou de stock-options. A exclure : les dispositions particulières dont bénéficie le personnel dirigeant (stock options au delà d’un certain volume, retraite chapeau, golden parachute..), par exemple celui qui est exclu des accords des 35 heures,

Autre

Ø Dons à des Fondations à but non lucratif, dont l’activité est principalement dédiée à la santé, l’éducation, la construction de logement (au-delà des obligations légales), la recherche fondamentale, à des programmes de co-développement…Ce domaine, très développé aux USA, est encore embryonnaire en France. Les sommes données seraient comptabilisées dans la catégorie « réinvesties dans l’entreprise »

Problème connexe

Une discussion sur l’affectation des profits des grandes entreprises devrait à mon sens s’accompagner d’une réflexion sur les fonds d’investissement et les « Fonds de pension » à la française. On ne peut critiquer comme on le fait l’action des fonds anglo-saxons sans envisager ce que pourrait être une riposte à ces fonds avec des instruments du même genre, mais plus soucieux de l’intérêt général et ceux des entreprises françaises. La CDC ( Caisse des dépôts et Consignations ) donne une idée de ce que pourrait être une intervention de fonds français soucieux de l’intérêt général sur le marché boursier, mais ses moyens sont limités. Le fond des retraites créé par le gouvernement Jospin pourrait être un premier élément de réponse, mais ne peut rester le seul. On ne peut faire l’économie de ce débat, qui rejoint celui sur le financement de notre régime de retraite, et de l’introduction pour son financement d’une dose de capitalisation : n’est ce d’ailleurs pas ce dont bénéficient les fonctionnaires, avec la PREFON ?

Par Jean Marc - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 mars 2007
C’est parce que ces grandes entreprises ont été dirigées jusqu’à une période récente par l’intérêt général que les Français peuvent disposer des tarifs parmi les plus bas d’Europe en matière d’électricité et de gaz.
Grâce à leur caractère public ces deux grandes entreprises ont pu conduire les politiques énergétiques permettant d’assurer la sécurité d’approvisionnement de la France.
 
La mise en bourse de ces sociétés en change complètement la logique. Même si l’état demeure majoritaire n’importe quel actionnaire privé peut intenter un procès pénal aux dirigeants de ces entreprises s’il estime que leurs décisions portent atteinte à ses intérêts.
Ainsi, alors qu’une faible fraction de l’entreprise concernée appartient à des intérêts privés l’intérêt général ne peut plus être la règle.
 
Mais comme ces entreprises continuent à avoir pour actionnaire principal l’Etat elles ne peuvent pas investir librement dans certains pays comme l’Italie, l’Espagne ou la Belgique.
Les avantages supposés de l’ouverture du capital d’EDF et de Gaz de France sont des leurres.
 
Le pacte présidentiel prévoit la création d’un pôle public de l’énergie autour de GDF et EDF. C’est la seule manière permettant qu’elles soient véritablement au service, de l’intérêt de la France.
 
Ainsi la politique énergétique, les choix énergétiques, les actions en faveur des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie décidées par la Nation selon les engagements du pacte présidentiel seront menées efficacement par des entreprises qui ne sont pas soumises à des objectifs de rentabilité à court terme.
 
Une partie de leurs profits doivent servir à racheter leurs actions sans ponction sur le budget de l’Etat. Leur situation financière très saine le permet.
Par Arthur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 21 mars 2007
Les efforts mis en œuvre pour favoriser la création d'entreprise restent insuffisants et doivent être mis à jour et améliorés en tenant compte des réelles conditions "sur le terrain".
 
1.  Information, conseil :
Renforcer et contrôler la qualité d’intervention des associations de conseil agréées
Actuellement, le conseil en création d'entreprises est assuré par des associations habilitées à percevoir les chèques conseils de la DDTE (60¤/h env.). Elles proposent des consultations à caractère essentiellement  généraliste, et des formations de base de gestion financière. Des avocats et des experts comptables sont compris dans ce dispositif. Dans la pratique, la tâche dépasse parfois les possibilités réelles de ces structures. Un contrôle plus strict de la qualité d’intervention des associations est nécessaire au délà d'une gestion purement comptable.
 
Introduire la notion de secteur d'activité   
La prise en compte du secteur permettrait l'accès au conseil spécialisé et engagerait les institutions professionnelles, comme les différentes chambres professionnelles qui pourraient mettre à disposition des porteurs de projet tous les informations et conseils nécessaires.
 
Ouvrir un réel accès à l’information
Offrir au porteur de projet un accès libre aux informations généralistes et sectorielles. Prévoir l'accès aux études et rapports récents réalisés par les sociétés d'audit les plus compétentes sur le type d’activité  projetées.
 
2. Structures de soutien financier à la création d'entreprise
Faire appel aux institutions du secteur
Le soutien au financement de la création d'entreprise consiste en prêts, subventions, fonds de garanties, etc, consentis par l'État, la région, la ville, l'Union Européenne, et d'autres structures, dont certaines à caractère sectorielle ou relevant du capital risque : Paris Initiatives, ADIE, France Active, Business Initiative, Coach'Invest, France Angels, ANVAR, etc. Il s'agirait de défendre la bonne conduite et la transparence des procédures. Un certain nombre de ces aides est attribué en fonction du secteur d'activité future de l'entreprise. Il faudrait encourager la participation des certaines institutions professionnelles de secteur.
L'attribution des premières aides financières, est soumise à la participation du demandeur à une formation de gestion administrative et financière obligatoire. Cette mesure pourrait être renforcée.
 
 3. Des  formations adaptées de bon niveau  pour le créateur d'entreprise
Rechercher de nouvelles sources de financement des formations
Dans le contexte actuel, le créateur possède souvent un bagage en formation plus ou moins en adéquation avec son projet d'entreprise. Souvent c'est le secteur d'activité qui dicte les besoins en formation du porteur de projet. Pour compléter ses études initiales, son expérience et optimiser ses chances, il devrait avoir accès aux  aux formations ad hoc proposées  par  les  grandes écoles, et les universités.
Le coût élevé de ces formations de  nouveaux financements, public ou privés seraient à prévoir. Cela impliquerait la mise en place d'un dispositif des formations de haut niveau, distinct de ceux existant des salariés et des demandeurs d'emploi.
 
4. S'associer, étoffer son réseau, trouver des compétences
Faire rencontrer les porteurs de projets
Ce point constitue une innovation dans le processus existant d'accompagnement d'un créateur d'entreprise : le concept d'une équipe de créateurs agissant de pair, en futurs associés, est absent de toutes les structures de conseil.
Organiser des rencontres dans un secteur d'activité entre porteurs de projets à la recherche de partenaires dans le but de s'associer, favoriserait la constitution d'entreprises viables. Ces rencontres pourraient être organisées au sein d'institutions professionnelles existantes, par secteur en y associant des structures de création d'entreprise comme les CCI.
 
5. Sécuriser le parcours du créateur d'entreprise
Permettre l’accès à la couverture sociale
Les créateurs d'entreprise ne sont pas couverts contre le chômage, au titre de leur activité. Ils peuvent adhérer à un régime facultatif d'assurance chômage, proposé par la GSC, l'APPI ou l’APRIL. À une époque ou le salarié d'hier devient l'entrepreneur d'aujourd'hui, avant de se trouver peut-être salarié de nouveau, il serait temps d'envisager un système de cotisations unifié en donnant la possibilité aux créateurs d'entreprise de s'affilier aux ASSEDIC dans le cadre d’une sécurisation du parcours professionnel
Par Marie Karel - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 24 février 2007

Tous ceux qui vivent au quotidien le monde de l’entreprise connaissent l’expression « gagnant –gagnant « souvent appliquée aux stratégies de négociation entre fournisseurs et clients à tous les niveaux. Et plus largement à la relation entre grands acteurs de la firme et de son environnement

La transposition de ce type d’expression chez une candidate de gauche  à la Présidence  de la République est nouvelle et peut surprendre, s’agit-il d’un simple effet de manche ou d’un élément d’une nouvelle vision des relations dans notre société ? S’agit-il d’une  nouvelle approche de gauche des rapports entre le collectif et l’individuel, entre  l’Etat, les entrepreneurs et les salariés, bref une pièce du grand puzzle refondateur de la vision économique et sociale de la gauche en France ? (voir contribution de Régis)

L’expression « gagnant /gagnant beaucoup utilisée dans la stratégie d’entreprises à pour origine la théorie des jeux. A l’issue de toute action entre des parties prenantes un contrat, un conflit social, une relation employeur salarié il y aurait  nécessairement un gagnant et un perdant dans le meilleur des cas, et deux perdants au pire des cas. 

Cette vision dichotomique correspond de moins en moins aux caractéristiques  des sociétés complexes comme la nôtre qui rendent possible de nouvelles règles du jeu qu’on peu résumer de la manière suivante   

 

Approche traditionnelle

Nouvelle approche

Une partie = un gagnant

Une partie = plusieurs gagnants

Une solution optimale

Plusieurs solutions

Les règles du jeu sont connues

On crée de nouvelles règles du jeu

Solution: 1 gagnant, 1 perdant

Solution possible : gagnant /gagnant

Compétition /rivalité

Coopération /complémentarité

Ce détour par les origines de l’expression « gagnant/gagnant » nous permet de revenir à la vision de Ségolène Royal. Les partenaires du jeu à l’échelle de notre société sont principalement les entreprises, les salariés, l’Etat (décentralisé au niveau des régions).

La stratégie « Gagnant/Gagnant  s’oppose à la vision sarkozienne basée sur la compétition et la rivalité entre les individus, les couches  sociales, le privé et le public, l’intérêt général à l’intérêt particulier et conduit à la règle du « chacun pour « soi et au retour à  « l’enrichissez vous » de Guizot. 

La stratégie « Gagnant/Gagnant  «  vise, au contraire, à créer de nouvelles règles du jeu entre l’individu, l’entrepreneur et la collectivité entre employeurs et salariés, à remplacer la rivalité par la coopération et la complémentarité à créer un nouveau pacte social indispensable à la cohésion de notre société, adaptée à son histoire et à ses traditions.

La stratégie « Gagnant/Gagnant :est exigeante, toute dépense de la collectivité doit trouver une contre partie la rendant efficace, ce qui est à l’opposé de la démarche d’assistanat , qu’il s’agisse de l’aide aux jeunes en cours de formation, de demandeurs d’emploi ,ou encore de l’aide à la création ou au développement des entreprises qui doit être déterminée sur des critères nouveaux prenant compte la valeur ajouté sociale, la création d’emploi, le respect de l’environnement , la lutte contre la précarité.

Un sondage publié le 22 février (voir plus bas ) plébiscite la stratégie « gagnant –gagnant de Ségolène au regard de patrons de TPE, interrogés sur plusieurs propositions de la candidate socialiste, les patrons de TPE se disent en effet favorables à plusieurs d'entre elles.

Celle consistant à conditionner l'octroi d'aides publiques aux entreprises qui s'engagent à ne pas licencier en cas de profits ou à les rembourser en cas de délocalisation obtient l'assentiment de 60% d'entre eux.  

De même la  proposition de Ségolène Royal visant à favoriser l'investissement des entreprises via un impôt réduit plutôt qu'une distribution aux actionnaires est jugée positive par 65% des patrons de TPE.

Preuve que dores et déjà le gagnant /gagnant trouve un écho dans des milieux pourtant réputés comme peu favorables aux idées de gauche.

Par marc - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 21 février 2007
Nous tenons à remercier tous ceux qui ont permis la tenue de notre débat – réunion du changement "La France, la gauche et le désir d'entreprendre" hier soir.

Avec 60 personnes présentes et près de 20 propositions "actionnables" d'un très bon niveau émises en vue d’un futur mandat socialiste, on peut d’ores et déjà se dire qu’un petit pas de plus fut fait dans la « réconciliation des Français avec l’entreprise » qu’appelle de ses vœux Ségolène Royal.

Merci donc à:
- Laurent Benveniste, Damien Berthilier et Alex Chan pour leurs interventions complémentaires qui ont ouvert le débat et permis l’émergence de solutions
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Monique Leblanc et Philippe Moine pour leurs soutiens précieux au sein de nos sections socialistes respectives
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Christine Frey et Pascal Tallon à Désir d'Avenir Paris pour avoir relayé cette initiative
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Christian Sautter pour sa présence experte et ses propositions
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Céline Bon pour sa prise de note attentive et son enthousiasme
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Et, bien évidemment, Marc Dupuis qui a initié et fait vivre notre groupe ainsi que Pierre-Yves, Razak et Régis qui en ont été les « fers de lance »
     

En prochaines étapes, nous allons continuer à faire vivre ce blog, intégrer les participants qui ont souhaité nous rejoindre et enfin étudier la possibilité d'une seconde "Réunion du changement" autour d'un futur responsable national chargé de l'économie.

Par Fabien & Marc - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
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