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Jeudi 2 avril 4 02 /04 /Avr 11:34

Désirs d'Entreprendre estime que ce décret est l'illustration parfaite des mesures « populistes » prises avec un maximum d'effet d'annonce médiatique, mais dont la portée extrêmement limitée dans le champ d'application, l'ampleur et le temps démontre en fait la volonté d'escamoter l'étude de fond des problèmes révélés par la crise, puis d'éviter de faire les réformes qui s'imposent pour assurer un fonctionnement efficace, transparent et juste de l'économie et des entreprises.

Notre position comme nos propositions sur le "décret portant l'interdiction d'attribution jusqu'a fin 2010 de stock-options et d'actions gratuites aux dirigeants des societes beneficiant des aides directes de l'Etat", sont publiées sur le site Désirs d'Entreprendre ( www.desirsdentreprendre.com ).

Par Désirs d'Entreprendre - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 21 octobre 2 21 /10 /Oct 17:00

 

La crise financière mondiale pose avec force une vieille interrogation, le capitalisme est –il condamné ? Le danger est suffisamment grand en tous cas pour que ceux qui en sont de chauds partisans  s’interrogent. Attention disent-ils, un certain capitalisme qui nous a mené où nous sommes ne peut plus durer et M Sarkozy, plagiant les refondateurs du socialisme, veut à son tour s’employer à « refonder le capitalisme » Il ne s’agit pas seulement pour notre Président de distinguer entre le bon capitalisme des entrepreneurs et un capitalisme financier dévoyé, l’enjeu est plus grand et ni plus ni moins que d’en rénover les pratiques pour mieux le sauver, quitte à revenir sur les dogmes d’hier.

Concrètement il s’agit d’instaurer de nouvelles règles du jeu après l’échec patent des dérégulations généralisées instaurées lors des règnes de Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Brutalement des thèmes jusqu’alors développés par la gauche cessent d’être tabous à droite, qu’il s’agisse  de l’intervention de l’Etat dans le système bancaire, de la lutte contre les parachutes dorés et la fraude généralisée via les paradis fiscaux. Qu’on se le tienne pour dit, désormais c’est le « vrai entrepreneur » qui sera encouragé! Il y loin de la coupe aux lèvres, mais au moins cette affirmation a le mérite d'alimenter le débat d'idées quitte à mesurer rapidement l'écart entre paroles et réalités..
En effet, on en serait presque parvenu à l’idée que ce que la gauche dit depuis des années il le fait, élémentaire Mr Watson !

Dès lors une autre question se pose, la gauche qui proclame sa volonté de refonder le socialisme trouve –telle encore un espace de proposition ? Et surtout d’action ?  Il y a dans cette question une interrogation lancinante : sans renouveau radical de sa pensée la gauche est elle condamnée à jouer les Think Tank de la droite ?Qu’on en  juge par le nombre croissant d'idées reprises par Nicolas Sarkozy par exemple chez Ségolène Royal,  ou à se radicaliser dans les mots pour annoncer le grand soir comme le fait Olivier Besancenot ?

Dès lors que la gauche comme la droite de responsabilité admettent que l’économie de marché est la seule à permettre la rencontre des besoins avec des offres diversifiées et innovantes, le débat se porte sur la manière d’entreprendre, de créer et de redistribuer la valeur créée équitablement , le débat porte sur le rapport entre l’entrepreneur isolé luttant pour sa rentabilité et des entrepreneurs et intrapreneurs collectifs ne faisant pas du profit le critère de mesure unique de la performance, le débat est entre une société de violence économique et et de régression et une croissance verte redistributrice sauvant la planète. Le débat n'est pas seulement économique mais concerne une éthique collective.

Plusieurs cercles d’entrepreneurs et de dirigeants se posent cette question et commencent à apporter des réponses proches des nôtres, c’est avec tout ceux là que Désirs d’Entreprendre souhaitent dialoguer dans les respect de leurs opinions.

 

 

 

 

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Par Marc - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 2 juillet 3 02 /07 /Juil 17:23
Désir d'entreprendre a naturellement souhaité contribuer à son objectif politique en publiant une contribution thématique sur l'Entreprise pour le prochain congrès du PS que nous avons déposés ce jour. Nous remercions Jean-Louis Bianco, Dominique Bertinotti et Najat Belkacem de bien avoir voulu signer notre contribution pour permettre sa diffusion auprès de tout les militants socialistes.

Et bravo aux principaux contributeurs avec:
- Nos rédacteurs en chef: Marc, Rachel, Razak
- Ceux qui ont apporté leur pierre: Claude, Dominique et plus de 12 autres personnes qui ont permis d'en faire ce texte actuels.

Fidèle à l'objectif d'ouverture aux sympathisants de Ségolène Royal et de Désirs d'Avenir, nous pensons qu'il faut aussi ouvrir le débat sur cette contribution à tous.

Vous pouvez donc la télécharger en cliquant sur ce lien et la commenter dans cet article. Nous tiendrons bien évidemment compte de vos remarques afin de produire un texte le plus en phase possible avec la France de 2008 pour que ce congrès soit utile à tous.
Par Fabien-Pierre NICOLAS - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 mai 2 13 /05 /Mai 08:45

La France est l’un des plus mauvais élèves de l’Europe en matière d’emploi des 55-64 ans avec un taux de 38.1% très éloigné de l’objectif de Lisbonne de 50% à atteindre en 2010. Aujourd’hui tout le monde est d’accord pour considérer que l’emploi des séniors est une nécessité pour la France et qu’il n’est pas un frein à l’emploi des jeunes, autre catégorie au taux de chômage très élevé.

Le dire n’est pas résoudre le problème. Pendant longtemps, le patronat, les syndicats et l’Etat ont été tacitement d’accord pour constituer un cercle vicieux, les entreprises utilisant les séniors comme variable d’ajustement de leurs effectifs, les salariés et leurs syndicats ne protestant pas car cela leur permettait de partir plus tôt via des pré- retraites et l’Etat laissant faire, heureux de cette paix sociale.

Mais voilà, les temps ont changé plus personne ne veut supporter les coûts correspondant à ces pratiques qui de toutes façons sont extrêmement pénalisantes pour notre économie entrainant une croissance plus faible et un manque à gagner pour les cotisations sociales.

Au 4éme trimestre 2006 a été lancé un plan séniors qui avait été développé par les partenaires sociaux et était soutenu par le Gouvernement. Un des points fondamentaux du plan était de faire changer les mentalités notamment via une campagne de communication. A court terme pour essayer de progresser, les partenaires sociaux avaient inventé un CDD Senior de 2 fois 18 mois permettant aux 57 ans et plus, au chômage de faire la jonction avec l’âge de la retraite, 60 ans.

En 1 an, 20 CDD Seniors ont été signés... Cela montre clairement que les adhérents du MEDEF et de la CGPME qui avaient conclu l’accord ne sont pas intéressés par les seniors !

Alors, que faire ? Le gouvernement incite les partenaires sociaux à négocier des accords dans les entreprises En l’absence d’accord, il réfléchirait à un système de bonus-malus qui pénaliserait les entreprises dont les effectifs n'atteindraient pas un seuil fixé de plus de 55 ans, à partir de 2010.

Une hausse de leurs cotisations chômage ou une pénalité financière serait envisagée. A l'inverse, les entreprises "vertueuses" pourraient voir leurs cotisations baisser. La hausse de cotisations chômage paraît appropriée puisque la conséquence du non emploi de seniors est de peser sur l’assurance chômage.

Nous vous proposons deux autres approches qui peuvent être utilisées conjointement :
1-Dans la lignée du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal sur le soutien aux entreprises, n’accorder d’aides qu’à celles qui se montrent citoyennes vis-à-vis de l’emploi des seniors

2-Dans le cadre du capitalisme financier dans lequel nous vivons, les fonds de pension éthiques doivent prendre en compte l’emploi des seniors dans leurs critères d’évaluation des entreprises dans lesquels il faut investir

En tout cas il faut éviter de mettre en place simplement des mesures de quotas, comme c’est le cas pour les handicapés, avec des pénalités si faibles que les entreprises préfèrent payer, ce qui ne facilite pas l’insertion des handicapés dans la Société.

Par Claude / PR12 - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 16 mars 7 16 /03 /Mars 12:00

Voici la première idée issue des réunions des comités Désirs d'Avenir ainsi que de l'assemblée participative du 26 Janvier dernier afin que les maires de gauche nouvellement élus puissent s'en emparer.

Idée N°1: Evaluer tout les 9 ans le bien fondé des baux HLM de la commune

Public visé : L'ensemble des familles et travailleurs modestes qui ne voient pas leur demande de logement HLM satisfaite vu la faible rotation du parc HLM alors que des locataires bien plus aisés les occupent (cf. exemple des rares HLM de Neuilly récemment – Libération du 25/01/2008)

« Bonnes pratiques » de Désirs d’Avenir :
Réexaminer devant des commissions paritaires, sur le modèle de celles mises en place par la gauche à Paris, la situation des occupants de logements HLM tous les 9 ans pour constater si leur situation en termes de revenus leur permet toujours d’être bénéficiaires d’un logement HLM
Les cas réexaminés pourront bénéficier des mesures d’accession à la propriété ou d’une aide à la recherche d’un logement privé
Impact :
1) Contre la vie chère : Les familles modestes mal logées accéderont à un logement décent qu’elles ne peuvent pas financer sinon
2) Préserver une diversité culturelle et sociale du territoire : Beaucoup de familles « chassées » des villes par le prix du parc privé et l’absence d’HLM resteraient ainsi sur le territoire de la commune
3) Pour des communes de gauche exemplaires : Les communes de gauche montreraient ainsi l’exemple non seulement en termes de quantité de logements sociaux mais aussi en termes d’utilisation pour ceux à qui ces logements sont destinés
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Par Collectif - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 17 octobre 3 17 /10 /Oct 10:41
Parvenir à faire dire ou faire par des hommes habituellement  classés à « gauche » ce que la droite appelle de ses vœux voilà qui relève de la prouesse et peut en dérouter plus un. Qu’on en juge, après Besson qui prône la TVA sociale, Bernard Kouchner qui vient au secours de Bush en politique étrangère, voici l’un des plus grands intellectuels français, ancien conseiller de Mitterrand, qui ouvre pleinement les vannes du libéralisme dans la distribution et veut mettre fin au principe de précaution.
Et oui, il faut y croire, grâce à la fin des lois Royer Raffarin limitant  l’implantation des grandes surfaces, à la suppression de la loi Galland qui interdit la vente à perte nous allons gagner 2 à 4% en terme de niveau de prix à la consommation et de 500.000 à un  million d’emplois. Après les 5% de croissance possible annoncés par Jacques Attali la cour des miracles est grande ouverte...

Il est utile de démonter un certain nombre d’arguments à l’emporte pièce évoqués dans les « Première propositions sur le pouvoir d’achat » dont neuf pages sont consacrées à la « libération de la distribution ».
 
L’échec de la loi Galland sur les prix est, certes, peu discutable. Conçue au départ pour défendre les petits producteurs contre la vente à perte des grands distributeurs elle s’est révélée être un effet d’aubaine encore renforcé par le passage à l’Euro (auquel il n’est pas fait référence dans le rapport Attali avec ses arrondis à la hausse) qui a permis de reconstituer et au-delà les marges de la grande distribution.
Toutefois, affirmer que 9,6 Mrds d’Euros, valeur de la totalité des marges arrières, auraient pu être totalement rendues au consommateur relève du tour de passe -passe et d’un manque de sérieux qu’on n’attend pas d’une commission aussi prestigieuse . En effet, le rapport fait complètement l’impasse sur les fonctions qui sont derrière les marges de distribution qui ont un coût en reprenant sans précaution aucune l’argument avancé par un distributeur de grand talent ME Leclerc. 

En autorisant à nouveau la vente à perte, on veut relancer la guerre des prix en surévaluant fortement l’effet pouvoir d’achat d’un telle mesure surtout si l’on tient compte de la hausse massive du prix des produits agricoles de base. Car les MDD et premiers prix sont en net (sans marge arrière) et eux vont fortement augmenter sous l'impact de la hausse des matières premières.
Quant aux lois Royer et Raffarin , dire qu’elles n’ont guère protégé le petit commerce est recevable , mais ce diagnostic n’autorise pas à projeter mécaniquement une hausse potentiel de l’emploi «non délocalisable» à hauteur de 500.000 à 1 M. comme indiqué dans le rapport ce qui relève de la pure fantaisie. On retrouve ici l’un des arguments corporatiste de la grande distribution qui oublie que la création d’emplois s’accompagne de pertes d’emploi dues aux concentrations et aux compressions d’effectifs liés à la compétition par les coûts. Dans ses périodes fastes le commerce crée environ 30.000 emplois nets par an, le ralentissement ramène ce chiffre a 20000 emplois créés, on voit mal comment la libération parviendrait, envisagée,comme par miracle, aux chiffres annoncés. 

Plus discutables encore sont les comparaisons avancées avec les Etats-Unis et l’Allemagne. Ainsi en est-il du critère d’intensité du travail au m2 qui serait beaucoup plus fort en France qu’aux Etats-Unis, argument qui fait totalement l’impasse sur un coût du foncier et de la construction beaucoup plus faibles aux USA qu’en France. Certes, la distribution américaine est plus « labor intensive » mais au prix d’une précarisation plus grande des emplois et d’une quasi absence de guerre des prix.
La comparaison avec l’Allemagne pays où la part de marché des maxi discompte est de 30% contre 13% en France ne vaut guère d’avantage puisque cette différence s’explique par le poids des hypermarchés dont la capacité à vendre à prix bas  sur une gamme beaucoup plus vaste est également passée sous silence. Quant au freinage de l’innovation dans la distribution en France au regard des USA , limitée dans le rapport aux seules technologies de l’information, leur cause est autant due aux manques de moyens des PME qu’au malthusianisme des grands distributeurs comme le montrent les enquêtes effectuées par L’INSEE en France.

De fait, on a fortement l’impression en parcourant ce rapport qu’il s’agissait d’en faire plus dans la surenchère néolibérale dans le vent avec une argumentation assise sur les postulats le lobbying du grand commerce.
Pour faire bon poids le rapport préconise de limiter les conséquences de ces choix par le recours aux abus de position dominante des enseignes au niveau local dans des conditions non précisées et par le recours possible à des actions de groupe de consommateurs. On voit qu’il s’agit ici d’utiliser des instruments de pression, qu’on ne peut exclure à priori, mais qui tendent à aligner les pratiques françaises sur celles des pays anglo saxons notamment ce qui ne peut que satisfaire les avocats fortement représentés dans le gouvernement actuel.
 
Au total, si il y a rupture, c’est bien dans le sens du néo libéralisme ambiant avec un tromperie sur l’impact des mesures tant sur l’emploi que sur le pouvoir d’achat.
Par Marc - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 19 septembre 3 19 /09 /Sep 12:33
On entend beaucoup parler actuellement d'un "déficit d'innovation" de la France et c'est fort souvent assimilé à une insuffisance des dépenses en R&D, des chercheurs sous payés et le faible nombre de brevets déposés. Or un grand nombre d'innovation ne sont pas technologiques en soi. 

O
n peut distinguer, dans un cadre d'analyse repris par l'INSEE, quatre types d'innovation autres que purement technologique:
- de concept : qui combine plusieures innovations pour cibler un segment non / mal désservi, par exemple Ikea, Formule1 ou Velib
 - de flux : visant à gérer autrement les flux de biens, d'informations et financiers avec par exemple la carte à puce, les caisses en libre service
- d'organisation : trouver des formes d'organisation innovantes comme par exemple pour développer les micro entreprises et PME
- de relation : visant à optimiser la relation entre les acteurs économiques comme par exemple le category management en distribution 

Un exemple récent intéressant à observer est l'exemple de
Porto Media: en deux mots, cette PME irlandaise a imaginée une distribution vidéo "hors ligne" qui repose sur un système de clés USB plutôt que sur la distribution d'un support physique.

En l'occurence, des tests technologiques ont certes existée pour "garantir" le temps de transfert d'une grande quantité de données mais la technologie de base était existante et fournie par les partenaires Toshiba et Samsung. De même les DRM (protection des films) sont là encore une technologie "externe" qui a été apportée par IBM. Le contenu cinématographique numérique était également pré-existant chez les studios de cinéma.

L'essentiel a donc été de convaincre les différents partenaires de l'intérêt du "concept" avec les avantages afférents:
- pour le consommateur: un choix plus exhaustif, un usage multi-support et pas besoin de se re-déplacer pour rendre le film
- pour les studios: une meilleure diffusion de leur "back catalogue" (films plus anciens)
- pour les concessionnaires: une occupation plus restreinte (1M2 au lieu de 5/6 M2)
- pour les partenaires technologiques: la possibilité de tester "in-vivo" des technologies de transfert à haute vitesse et de gestion de DRM, un possible débouché commercial important à terme

Ainsi, le "gagnant-gagnant" cher à notre candidate trouve ici son illustration et nous pouvons même ajouter qu'en limitant la production de supports physiques polluants (DVD) et les déplacements, l'environnement est aussi gagnant dans cette équation innovante.
Par Marc, Thierry et Fabien - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 13 septembre 4 13 /09 /Sep 12:46
 Cet article fait suite au débat sur l’outremer et la gauche lors de l’université d’été du Parti Socialiste à La Rochelle le 1er septembre 2007. J’étais intervenu dans ce débat pour connaître le projet socialiste dans les DOM-TOM en matière d’innovation pour stimuler les économies locales. Je vais concentrer mon propos sur les Antilles et la Guyane, même si je sais que l’île de la Réunion n’est pas en reste, notamment avec son pôle de recherche en transmission d’énergie sans fil pour des applications de type Centrales Spatiales Solaires.
 
Je fais partie de ceux qui pensent que la mondialisation est une chance, et cette chance peut être largement saisie par les antillais et les guyanais, tout particulièrement si l’on considère leur position géographique. En bénéficiant du système éducatif français et l’excellence de sa recherche, les Antilles et la Guyane représentent une part d’Europe dans l’arc caribéen si proche des Etats-Unis, et produisent continuellement une main d’œuvre qualifiée de haut niveau, qu’ils ne savent pas garder. Dans la quasi-totalité des cas, les meilleurs éléments finissent la mort dans l’âme par partir vers la métropole pour ne jamais revenir. Beaucoup d’entre eux aurait été aimés avoir l’alternative de pouvoir exercer leur talent sur leur île natale et tirer bon nombre d’antillais dans des aventures collectives au sein de l’espace économique Antilles –Guyane –Amérique.
 
Internet abolit les distances, profitons-en ! Pourquoi ne pas avoir la volonté politique de développer aux Antilles des pôles technologiques de pointe pour la France entière ? L’énergie photovoltaïque, la géothermie sont les premières technologies qui me viennent à l’esprit, mais il peut en avoir d’autres. Après tout, l’université Antilles-Guyane bénéficient bien de 300 enseignants chercheurs, reconnues par la Mission Scientifique Technique et Pédagogique, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), et le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD).
 
biomasse.JPG Ce projet est loin d’être utopique et l’exemple cubain le prouve. En effet, à cause de l’embargo américain privant Cuba de nombreuses matières premières, les chercheurs cubains se sont mis à utiliser et à développer l’énergie de la biomasse depuis les années 60. Finalement, après de nombreux tâtonnements et essais, ils ont fini par développer une expertise qui est reconnu dans le monde entier. Pour ma part, c’est durant mon séjour au Japon que j’ai eu connaissance de l’excellence cubaine en matière biomasse, à travers les collaborations entre chercheurs cubains et japonais.

Donc oui, c’est possible, les Antilles peuvent aussi se faire connaître mondialement par leur innovation
Par Thierry P - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 2 septembre 7 02 /09 /Sep 10:52

L'équipe d'animation de Désir d'entreprendre a suivi l'Université d'Eté de la Rochelle et vous en rend compte dans ce blog: on se félicite d'abord de la volonté affichée de poser les problèmes sans tabou et de trouver des solutions novatrices et compatibles avec les valeurs permanentes de la gauche. L’université de la Rochelle a été l’occasion de réaffirmer une évidence que les médias avaient « oublié », les socialistes se situent clairement dans une économie de marché ouverte à l’international comme l'avait déjà rappellé S. Royal à Melle la semaine dernière.

Commençons tout d'abord sur le thème du rapport entre socialisme et marché qui figure parmi les sujets centraux de la refondation de la gauche. 

Le marché est le seul mode de fonctionnement économique connu qui a permis un progrès économique sur une longue période par une confrontation des solutions et des offres. Toutefois un marché livré totalement à lui-même ne peut que creuser les inégalités, développer les désordres et le chômage, aboutir à la confiscation de la valeur par quelques uns et finalement à sa propre mise en cause. De plus le passage du capitalisme industriel au capitalisme financier mondialisé change la donne et favorise le profit à court terme et participe aujourd’hui de la destruction de l’environnement devenu un problème majeur.

La question de la régulation et des moyens cette régulation devient donc une question centrale en particulier au moment ou la survie du  monde dépend de sa capacité à mettre en œuvre une croissance durable et réductrice des inégalités entre pays et à l’intérieur des pays.

L’économiste Pierre Alain Muet, grand témoin de cet atelier considère que le niveau de régulation des économies est lié à leur niveau de développement. Les premières économies mondiales comme les Etats-Unis et le Japon ont des politiques de régulations beaucoup plus importantes qu’ont ne le présente dans les médias. De plus ces pays pratiquent sans complexes des politiques volontaristes quand il s’agit d’encourager l’innovation. 

Cependant, la régulation à l’échelle nationale a montré ses limites si elle ne s’inscrit pas dans un espace international voire mondiale. L’Europe et son Union monétaire mais aussi les autres organismes internationaux y compris l’OMC , sont des outils indispensables de la régulation à condition que cette régulation s’oriente vers une réduction des inégalités ;le fait que des socialistes accèdent aux plus hauts postes dans ces organisme n’est d’ailleurs pas indifférent.

La reconnaissance sans complexe par la gauche du rôle d’un marché orienté vers la création de valeur ouvert à l’international, régulé pour obtenir une croissance durable et réduire les inégalités fait partie des bases de la rénovation.

Mais allons plus loin, au lieu de considérer le marché et la mondialisation comme une contrainte pourquoi ne pas en faire une opportunité pour développer les valeurs de gauche, et gagner cette fois avec le monde économique une bataille idéologique.

Les socialistes ont su le faire dans les collectivités territoriales mais n’on pas su le théoriser comme le remarque Zaki Laidi,un autre grand témoin. L’apport des sciences de gestion et pas seulement de la science économique serait d’une grande aide à cet égard. Nous y reviendrons.

Par Marc - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juillet 3 11 /07 /Juil 14:37
Créer et entreprendre, pour une vision nouvelle à gauche
 
Nombreux sont ceux qui considèrent qu’il faut redéfinir et préciser la vision et le projet d’une gauche sans complexe pour préparer une véritable alternance La place de l’économique et du social dans cette nouvelle vision est essentielle pour répondre aux attentes des Français
 
L’un des axes centraux de cette nouvelle vision passe par la réhabilitation du Désir d’entreprendre aux yeux de la gauche et du pays.
 
La droite a confisqué cette idée par une vision de l’entrepreneur centrée sur l’individu, le profit et le désir d’accumulation, il s’agit pour la gauche d’opposer une vision alternative considérant l’entreprise comme un lieu de  création collective dans laquelle les entrepreneurs sont capables de rassembler et de fédérer des énergies, des ambitions et des projets autour d'une vision partagée.
 
Loin de toute naïveté, cette vision alternative est complémentaire de la nécessaire défense des intérêts des salariés dans le cadre de rapports sociaux renouvelés privilégiant la transparence, la participation dans l’entreprise ainsi que la négociation par le renforcement du pouvoir de représentation des syndicats
 
Né dans la dynamique de la campagne présidentielle, Désir d'entreprendre est indépendant de tout courant ou personnalité à l'intérieur ou à l'extérieur du PS. Son objectif est de nourrir le débat d'idées et d'élaborer des propositions à l'abri de toute ambition personnelle.
 
Toute personne en accord avec les objectifs du manifeste de Désir d'entreprendre peut donc contribuer aux analyses et propositions du groupe. Désir d'Entreprendre a une vocation nationale, ses travaux et propositions seront mis à la disposition du PS et de la gauche en général.
 
Désir d’entreprendre a adopté dès le départ un positionnement original en se centrant sur la culture de projet et la volonté d’entreprendre plutôt que sur l’analyse macro économique, par ailleurs indispensable, qui est traitée par d’autres experts et groupes de réflexion
 
Désir d’entreprendre rassemble dans un esprit d’ouverture des économistes à sensibilité managériale, des dirigeants et cadres d’entreprises privées (notamment dans le domaine de l’économie du numérique) et publiques, des porteurs de projets et des développeurs régionaux ainsi que tout citoyen souhaitant faire de l’économie autrement.
 
La rénovation profonde de la vision économique de la gauche doit s’appuyer sur un examen approfondi des transformations fondamentales intervenues au cours des dernières décennies marquées notamment par des bouleversements de l’architecture des entreprises et de la division salariés -entrepreneurs à l’échelle mondiale.
 
Ces bouleversements dans la manière de produire et de créer de la valeur sont à l’origine de changements profonds notamment en terme de structures sociales réelles et perçues, en particulier la frontière entre salarié est entrepreneur devient de plus en plus ténue pour nombre d’individus.
 
Parmi les grands défis qui seront au cœur d’une gauche réinventée figurent :
·    Le développement dès l’enfance et l’adolescence d’une culture de projet distincte de la culture du profit ainsi que la réconciliation des Français avec l’entreprise
·    Les moyens d’orienter l’économie de marché vers la satisfaction du plus grand nombre dans une économie ouverte à l’international
·    La place des entrepreneurs et porteurs de projet et les sources de financement de la création de l’entreprise
·    L’analyse de la répartition du risque individuel et collectif et des moyens de financements des créateurs d’entreprise
·    Le rôle du profit sa création et son partage 
·    Les conséquences du développement l’économie numérique et de l’organisation des entreprises par projet et en réseaux
·    La promotion de l’innovation, la création de valeur ajoutée sociale d’emplois durables, le respect de l’environnement, l’enracinement dans les territoires,
·    Les moyens de développer des entreprises citoyennes et de la nature du pacte à passer entre les entreprises et la Nation
·    Une reformulation claire du rôle de l’Etat dans l’économie
·    Le repositionnement du rôle de la France dans l’économie mondiale
 
Dans ce but, Désir d’Entreprendre fait appel à tous ceux qui veulent que la gauche de gouvernement soit à même de présenter une vision cohérente et partagée de l’économie et de l’entreprenariat au sens large dans une société où le profit,  contre partie de la performance, sera plus justement réparti.
 
Désir d’entreprendre : Réconcilions la gauche et les Français avec l’entreprise
Par Marc - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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