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Jeudi 24 avril 2008

BFM TV nous a proposé une première "belle histoire" dans le feuilleton de sans-papiers en grêve soutenus par leurs employeurs: les salariés du Café de la Jatte ont obtenu un permis de travail qui leur évitera d'être arrêtés sur le chemin du travail et renvoyés dans leur pays malgré l'existence d'un travail régulier.

Cela souligne l'incurie du gouvernement qui n'a su prendre que des demi mesures pour ces 300.000 travailleurs sans papiers qui sont utiles pour le secteur du bâtiment, de l'hôtellerie-restauration ou pour les services à la personnes.

Rappelons que l'Espagne, après la régularisation de ses travailleurs, avait vu un fort excédent des caisses de retraite et de maladie dû à l'apport de 450.000 cotisants supplémentaires. Une telle réponse serait-elle la solution pour nos soucis de financement de la protection sociale ?

Ajoutons que cette belle histoire a aussi un autre mérite: donner une autre image de l'employeur que celle d'un exploiteur sans vergogne de la misère humaine.

par FP NICOLAS ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback
Mardi 22 avril 2008

Il y a quelques mois, le Velib parisien, vrai progrès écologique, avait déjà défrayé la chronique quand l'entreprise productrice avait décidée de délocaliser sa production. On avait alors découvert l'absence de clause de production en France dans le contrat entre la mairie de Paris et Decaux.

Libération ouvre un autre volet social sur ce dossier: les conditions de travail des salariés qui gèrent la maintenance du système et convoie les vélos. Précarité des contrats, salaires très bas, sécurité douteuse du matériel et accidents professionnels courants, cela ressemble plus à un enfer social qu'à un vrai progrès pour tous, citoyens parisiens et salariés y compris.

par FP NICOLAS ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mercredi 16 avril 2008
Alors que la majorité tangue, une nouvelle insolite confirme décidément le côté cocasse de la situation: la ministre de l'Environnement vient de se voir "interdire" de Sénat par un sénateur UMP qui estime que sa présence ne permettrait pas un débat serein.

Au delà de l'anecdote, gageons que ce refus est plus dû à la pression des lobbys pro-OGM dénoncés par un sénateur UMP (un autre...) qu'au prétendu "déchainement des ONG anti-OGM" qu'il mentionne.

Et cela augure mal du respect des promesses d'un Grenelle qui n'aura vécu que le temps d'un hiver vu le peu de volonté de Jean-Louis Borloo d'assurer un service après vente efficace.
par FP NICOLAS ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mardi 8 avril 2008

 En février, UFC-Choisir dénonçait une nouvelle fois un marché français de la téléphonie mobile très peu concurrentiel et réclamait :

 

·   Une baisse drastique des prix,

·   L’interdiction des contrats de 24 mois,

·  Et l'entrée d'un quatrième opérateur de réseau susceptible de restaurer la concurrence.

 


Or, nous apprenions hier par la Tribune que le gouvernement renoncerait à un 4e opérateur mobile. L'abandon de la quatrième licence de téléphonie mobile aurait été décidé la semaine dernière à l'Elysée. 
Cette décision aurait donc été prise la semaine dernière directement à l'Elysée
, selon La Tribune, qui cite une source proche du dossier selon laquelle "les derniers arbitrages ne sont pas arrêtés". Pour justifier ce virage à 180 degrés, le gouvernement travaillerait à une solution alternative qui pourrait être annoncée dès cette semaine à l'issue d'une réunion interministérielle.

 

Pourtant Free, société de télécom innovante et qui a permis que les tarifs d’accès à Internet en France soit parmi les plus bas au monde, est "plus que jamais candidat" à être quatrième opérateur de téléphonie mobile, avec un objectif affiché par la direction de cette entreprise celui de faire des offres commerciales "attractives".

 

Ces évènements confirment nos soupçons et nos préoccupations : l’objectif du gouvernement de Nicolas Sarkozy est moins d’améliorer le pouvoir d’achat des Français que de défendre les positions acquises et la valeur en bourse des grands groupes « amis » au premier rang duquel vient Bouygues.


Ségolène Royal avait donc raison de dénoncer ces amitiés qui viennent faire obstacle à l’intérêt général pour favoriser l’intérêt particulier des amis du pouvoir.

 

Il est aussi significatif qu’une fois encore c’est le pouvoir personnel d’un Nicolas Sarkozy qui prédomine au détriment de décisions qui normalement sont du ressort d’une autorité de régulation indépendante, l’ARCEP et devrait être débattues et portées à la connaissance des représentants de la Nation comme des citoyens.

Cette décision qui devrait être confirmée dans les jours qui viennent montre que la régulation de la concurrence et l’établissement des règles du jeu du capitalisme serait faite de manière très différente par une Gauche indépendante des pouvoirs économiques et ayant à cœur de:

·    Défendre l’intérêt des consommateurs et le pouvoir d’achat,

 

·    Tout en favorisant l’innovation et la création nécessaire au développement économique du pays 

par Razak ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mercredi 2 avril 2008
Christine Albanel présentera aujourd'hui son plan de "sauvetage" du marché de l'art pour redynamiser ce marché.

Autant l'encouragement au mécénat des entreprises privées semble plutôt aller dans le bon sens quand on regarde les exemples américain, anglais et allemand, autant on peut s'interroger sur le caractère "prioritaire" d'un prêt à taux zéro pour acheter des oeuvres d'art contemporain.


Notons que pour nombre de nos concitoyens, l'interrogation prégnante est celle de la vie chère, de leur pouvoir d'achat en baisse et de l'absence de solutions pour sortir de cette impasse proposées par le gouvernement.

Les quelques milliers de nouveaux collectionneurs anglais cités en exemple sont bien souvent des classes très aisés ayant profité à plein de l'essor des prix de l'immobilier et des actions qui, en plus, ont bénéficié d'un régime fiscal favorable.

par FP NICOLAS ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Vendredi 14 mars 2008

Par Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes

Depuis dimanche dernier, la droite, à court d'arguments, prétend que les nouveaux élus de gauche augmenteraient les impôts. Je me dois de répondre à M. Devedjian qui me prend directement à partie. Je n'ai pas augmenté les impôts en Poitou-Charentes depuis trois ans, malgré les transferts de charges de l'État mal financés. De plus, je vous rappelle que j'ai fait le choix de ne pas accroître la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) en Poitou-Charentes pour ne pas peser sur le pouvoir d'achat. Cela a été possible parce que j'ai remis en cause les gaspillages constatés, comme par exemple à la Maison Poitou-Charentes à Paris, dans les structures en déficit ou celles qui faisaient doublon avec les services de la Région.

La collectivité qui a le plus augmenté les impôts en Poitou-Charentes est le département de la Vienne, présidé par un élu UMP qui a augmenté de plus de 27 % les impôts en quatre ans. Je rappelle aussi que, pour le premier exercice budgétaire sous la présidence de M. Raffarin, les impôts avaient tout simplement été doublés ! La campagne électorale en cours n'excuse pas le comportement de ceux qui, de manière bien peu honnête, travestissent la réalité. Contrairement à ce qu'indique M. Devedjan, les dépenses destinées aux lycées en Poitou-Charentes ne sont pas en baisse mais ont augmenté de 19 % entre 2004 (117,4 millions d'euros) et 2008 (139,9 millions d'euros). 

 

S'agissant des dépenses de fonctionnement, M. Devedjian, pourtant ancien ministre délégué aux libertés locales (2002-2004), chargé de préparer les textes législatifs organisant les transferts de compétences, feint d'oublier que ces transferts n'ont porté, ces dernières années, que sur des dépenses de fonctionnement (fonctionnement des lycées, formations sanitaires et sociales, fonctionnement de l'Afpa, personnels transférés, etc.). Par ailleurs, la Région paie des intérêts pour la dette, eux aussi inscrits comme dépenses de fonctionnement. Ils ont augmenté de 7 millions d'euros au titre du triplement de la dette constaté entre 2002 et 2004, sous la mandature précédente. Depuis, la dette est stabilisée parce que les dépenses sont maîtrisées : un euro dépensé = un euro utile.

 

Ces seules charges représentent plus des deux tiers de la hausse de fonctionnement. S'agissant des dépenses de communication, mises en avant par M. Devedjian, il est rappelé qu'en Poitou-Charentes, le budget de communication a été réduit de 3 millions d'euros entre 2004 (5,2 millions d'euros) et 2008 (2,2 millions d'euros), contrairement à ce que laisse entendre M. Devedjian. La hausse des dépenses de fonctionnement a donc été très modérée depuis 2004 et l'investissement n'a pas été sacrifié, car il a augmenté de 5 %, malgré les désengagements de l'État. Cessez donc, M. Devedjian, d'agiter le spectre de hausses d'impôts locaux alors que, au niveau national, le pouvoir en place a déjà créé six nouvelles taxes en huit mois.

par S. Royal ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
Jeudi 6 mars 2008

Parisot.jpgLe scandale déclenché par la révélation des opérations occultes de l'UIMM accentué par le parachute doré offert à son ex-patron fait actuellement les gros titres de la presse, notamment grâce aux réactions de madame Parisot présidente du MEDEF. 

Sa demande de remettre les mandats paritaires de l’UIMM dans « les mains des chefs d'entreprise et de les sortir des mains des hommes ou des femmes d'appareil» s’inscrit  dans une posture offensive qui suscite, notamment à gauche et dans les syndicats des réactions contradictoires, allant de la défiance la plus totale à l’encouragement manifeste. 

S’agit-il pour madame Parisot « d’utiliser la crise pour asseoir son autorité », comme le suggère Julien Dray ou faut-il soutenir son combat « pour une éthique forte, nécessaire à la libre entreprise » selon l’expression de Michel Rocard ? 

Certains ne manquent pas de rappeler que les prises de positions de madame Parisot viennent un peu tard. En septembre dernier, la présidente du MEDEF avait en effet attendu plus d'une semaine pour réagir aux révélations sur les 120 millions d'euros retirés en cash des caisses de l'UIMM par Denis Gautier-Sauvagnac.

Mais d’autres, et nous en sommes, remarquent que cette crise peut être l’occasion de mettre à plat devant l’ensemble des acteurs sociaux des pratiques d’un autre âge qui ne peuvent qu’accroître l’immense méfiance qui règne sur les rapports sociaux dans notre pays. Il ne s’agit pas d’absoudre madame Parisot et le MEDEF de sa part de responsabilité, indéniable, ni de nier la persistance d’oppositions d’intérêts entre chefs d’entreprise et salariés.

Il ne s’agit pas non plus d’être aveugle devant l’essentiel, la dégradation de la part des salaires dans la valeur ajoutée qui est historiquement basse à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer comme l’a montré une étude de la Banque des Règlements Internationaux.
Il ne s’agit pas enfin de nier la colère de nos compatriotes devant la stagnation de leur pouvoir d’achat comme le montrent le développement des conflits dans le secteur privé et chez les cadres.
 

En revanche pour ceux qui, avec Désir d’entreprendre, veulent réconcilier les français avec l’entreprise toute action allant dans le sens d’une plus grande transparence, une plus grande clarté dans le couple  « conflit/négociation » entre les partenaires sociaux ne peut qu’être qu’encouragée.

par Marc ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback
Vendredi 29 février 2008
Nous avions évoqués il y a quelques semaines les possibles applications positives mais aussi les risques liés aux nano-technologies.

Parfois, les industriels avancent plus vite que les réflexions sur les précautions: Nokia a ainsi présenté un concept de téléphone qui s'adapterait en terme de forme aux besoins de l'utilisateur et ne prendrait pas l'eau: voici donc "Morph". Gageons qu'une telle invention serait bien utile à un Sarkozy réputé pour briser régulièrement ses téléphones...


par FP NICOLAS ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mercredi 13 février 2008
Parfois, nous sortons de l'analyse quand un grand chanteur nous quitte surtout quand il chantait si bien le rapport "décomplexé" au monde du travail des années 60.

par Fabien ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback
Jeudi 24 janvier 2008
 
undefinedLa lecture du pavé laisse une impression de déjà vu et pour cause. On y retrouve une bonne part de ce qui constituait le Pacte Présidentiel de Ségolène matinée de quelques propositions du Modem avec un zeste de Michel Edouard Leclerc.
La plupart des trois cents propositions sont déjà connues car issues du pré-rapport de novembre, marquées au coin du bon sens: leur seul problème est que personne n'a eu le courage politique de les mettre en œuvre ou même de les tester. Par ailleurs un grand nombre de ces mesures n'en ont que le nom et il s'agit plus de "souhaits" tant l'imprécision de leur possible application demeure floue.
 
Au final, je constate tout de même une orientation politique claire énoncée dès le début, libérer la croissance à tout prix, et une erreur fondamentale : on ne rendra jamais le travail français compétitif en transférant quelques points de charges sociales sur la CSG. Ainsi le "travailler plus" reste un fil conducteur alors qu'il faut "travailler mieux".

Rien n'est proposé quant à une répartition différente des profits quand ils existent - à ce niveau N. Sarkozy est bien plus "révolutionnaire" dans les mots à défaut des actes -  et si l'idée de rendre plus attractif l'investissement sur les entreprises que sur l'épargne à cour terme est une évidence, rien n'est proposé pour taxer de manière dissuasive la rente, dégonfler la bulle immobilière, bloquer les loyers. 
 
La position d'Attali (il faut tout prendre ou rien) a stratégiquement échouée d'entrée puisque Nicolas Sarkozy a annoncé dès la présentation du rapport qu'il ne toucherait pas aux départements "auxquels les français sont très attachés" - surtout les élus UMP d'ailleurs non ? Il est donc vraisemblable que ce rapport finisse dans un placard ce qui est la seconde éventualité proposée par Attali.
par Alain ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
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