50% des Français mécontents de la politique économique du gouvernement

Publié le par Marc

Un Français sur deux juge désormais "mauvaise" la politique économique menée par le gouvernement: cet indice ayant perdu au total 26 points en un trimestre selon le baromètre mensuel de l'institut BVA pour BFM, The Phone House et Les Echos.

50% (+1 point par rapport à novembre) des personnes interrogées la jugent "mauvaise" (16% très mauvaise et 34% plutôt mauvaise) contre 45% (-1 point) qui l'apprécient (5% très bonne et 40% plutôt bonne). En l'espace d'un trimestre, cet indice a baissé au total de 26 points, passant de +21 à -5 (bonnes opinions moins mauvaises opinions).

Le baromètre de décembre "confirme bien qu'après avoir déçu les ouvriers entre mai et septembre, la politique économique du gouvernement tend à le couper des classes moyennes", note BVA. En trois mois, l'indice de popularité est passé de +20 à -8 auprès des employés et de +17 à +1 auprès des professions intermédiaires.

Si elle reste appréciée par les Français les plus riches (55% contre 41%) et ceux disposant de revenus moyens supérieurs (55% contre 42%), la politique économique du gouvernement est désormais impopulaire auprès des Français disposant de revenus moyens (44% contre 51%, baisse de l'indice de 30 points en un trimestre) et très impopulaire auprès des plus pauvres (33% contre 63%, baisse de 47 points de l'indice).

Par ailleurs, les trois principales mesures annoncées par le président Nicolas Sarkozy pour le pouvoir d'achat sont jugées efficaces mais moins que celles proposées par l'opposition socialiste. 57% des personnes interrogées sont ainsi favorables à la monétisation des RTT, 65% à l'ouverture dominicale et 70% à l'indexation des loyers sur l'inflation à la limitation de la caution à un mois de loyer.

"Mais simultanément, les trois principales contre-propositions formulées par le PS sur ce thème recueillent une adhésion encore plus franche", relève BVA, citant l'augmentation de la prime pour l'emploi (58%), l'augmentation immédiate du Smic (68%) et la baisse du taux de TVA à 5% sur les produits alimentaires de première nécessité (86%).

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